Ex-pays de l'Est

France Culture
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Avec
  • Georges Mink directeur de Recherche émérite au CNRS, directeur d'études et responsable du programme d'études interdisciplinaires européennes au Collège d'Europe (campus de Natolin, Pologne)

Par Thierry Garcin Quel besoin de révéler les compromissions individuelles avec les régimes communistes dans les anciens pays de l'Est ? Fallait-il et faut-il dénoncer publiquement les anciens collaborateurs ou informateurs (volontaires ou forcés) de la police des régimes communistes de l'ancien Est ? On distingue bien quelques aspects moraux : devoir de mémoire; volonté d'entreprendre un processus de catharsis collective, de réparer des injustices, de récompenser l'honnêteté, de punir les coupables, de révéler les noms de ceux qui se sont souvent "refait une virginité" dans le nouveau système, etc. Les inconvénients sont à la mesure de ces avantages : altération de la cohésion sociale, instrumentalisation de la vindicte, révélation de noms d'individus jadis pris malgré eux dans l'engrenage de l'Etat policier, danger de citer des personnes sans avoir pris les précautions d'usage, tout simplement risque d'erreurs, exploitation de rumeurs infondées, etc. Qu'en est-il de ces lois "mémorielles" ou de ces dispositifs juridiques dans les principaux anciens pays de l'Est ? L'ensemble des émissions "Les enjeux internationaux" diffusées depuis fin mai 2001 est intégralement réécoutable en ligne, 24 heures sur 24, où que vous soyez dans le monde, en cliquant sur le bouton "archives" !

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