Publicité
En savoir plus

C'était prévu et c'est donc fait : Le second tour de l'élection présidentielle qui devait se tenir hier en Haïti a été reporté « sine die » à cause de soupçons de fraude. Une étrange période de suspens alors que ces élections constituaient l’aboutissement de 3 années de vie politique mouvementée, et cette année 20115 une campagne pour ainsi dire ininterrompue. Accusations de bourrage d’urnes, décompte partisan, commission électorale, manifestations parfois violentes cette année. Le scénario est presque classique dans la vie politique haïtienne de l’après dictature mais les tensions politiques et l’insécurité se sont renforcées ces dernières semaines.

Faut-il y voir un signe inquiétant ? Le pays a une longue histoire d'instabilité politique, ponctuée de régimes autoritaires et de coups d'Etats. L’ONU, par la voix de Ban Ki Moon, appelait mercredi dernier à des élections « paisibles et crédibles ».

Publicité

En tous cas ce scrutin du 25 octobre était un test important : à la fois présidentiel, législatif et municipal, 5 ans après le séisme et le mandat de Michel Martelly (le 1er président non issu du milieu politique traditionnel). Mais le renouvellement politique n’est pas venu, la légitimité démocratique même des élections est incertaine.

La faute aux personnes, aux partis, aux structures ? Le président élu en 2010 Michel Martelly ne se représente pas mais son parti est arrivé en tête à toutes les élections cette année, ce que conteste durement une partie de l'opposition. depuis le début de l’année, le parlement est dissout et Michel Martelly gouverne par décrets.