: Bill Taylor, l’ambassadeur américain par intérim à Kiev et Georges Kent, haut responsable du département d'Etat prêtant serment lors des premières auditions publiques de la procédure d'Impeachement contre Trump, le 13/11/2019 à Washington
: Bill Taylor, l’ambassadeur américain par intérim à Kiev et Georges Kent, haut responsable du département d'Etat prêtant serment lors des premières auditions publiques de la procédure d'Impeachement contre Trump, le 13/11/2019 à Washington ©AFP - JIM LO SCALZO
: Bill Taylor, l’ambassadeur américain par intérim à Kiev et Georges Kent, haut responsable du département d'Etat prêtant serment lors des premières auditions publiques de la procédure d'Impeachement contre Trump, le 13/11/2019 à Washington ©AFP - JIM LO SCALZO
: Bill Taylor, l’ambassadeur américain par intérim à Kiev et Georges Kent, haut responsable du département d'Etat prêtant serment lors des premières auditions publiques de la procédure d'Impeachement contre Trump, le 13/11/2019 à Washington ©AFP - JIM LO SCALZO
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Depuis mercredi, les Américains peuvent suivre sur les chaînes d'information en continu les auditions publiques de témoins qui ont accepté de comparaître dans l'affaire ukrainienne. Mais le camp républicain semble faire comme s'il n'entendait rien. Entretien avec la juriste Anne Deysine.

Avec
  • Anne Deysine professeure émérite de droit et de civilisation américaine à l’Université Paris-Nanterre

Donald Trump a-t-il "invité l’Ukraine à s’immiscer dans les élections américaines ? A-t-il commis un abus de pouvoir ?" C’est par ces mots que le parlementaire démocrate Adam Schiff, qui supervise l’enquête, a ouvert les premières auditions publiques devant la Chambre des représentants.

Les Américains ont donc suivi sur leurs écrans les auditions du chargé d’affaires à Kiev, d’un haut responsable du département d’Etat, de l’ambassadeur américain auprès de l’UE… De nombreux éléments à charge contre Donald Trump ont d’ores et déjà été avancés, qui confirment pour l'instant une forme de chantage du président américain sur le président ukrainien en juillet dernier : "fais une enquête sur le fils de mon adversaire Joe Biden qui a siégé au conseil d’administration d’une entreprise gazière en Ukraine / et je te verse l’aide militaire prévue, 400 millions de dollars."

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Julie Gacon s'entretient avec Anne Deysine, professeure à l'université Paris Nanterre, spécialiste des questions politiques et juridiques aux Etats-Unis.

Les "réseaux parallèles" sont une constante de la diplomatie américaine: l'exemple le plus flagrant étant Kissinger, qui va en cachette en Chine pour essayer d'instaurer un dialogue entre les États-Unis et la Chine. Mais alors, la diplomatie, le ministère des Affaires étrangères et le Président, parlaient le même langage et poursuivaient le même objectif. Ce qui est essentiel dans l'affaire Trump-Zelensky, c'est qu'elle fragilise l'Ukraine, alors que l'intérêt diplomatique des Etats-Unis est de soutenir un allié contre la Russie qui a envahi la Crimée et le Donbass. Cela est bien ressorti dans les auditions d'hier! Mais je crains que ça n'ait pas été entendu par les partisans de Trump.     Anne Deysine

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