
Depuis la fin de la guerre, la politique étrangère italienne s’est appuyée sur deux colonnes d’une solidité à toute épreuve : l’atlantisme, sorte d’article de foi diplomatique la construction européenne.
De plus, deux étais sont bien visibles, dans le paysage international italien : la dimension méditerranéenne, la relation aux pays arabes.
En revanche, Rome n’a jamais nourri d’ambitions mondiales, marquée aussi « à la culotte » par la présence de Londres et de Paris au Conseil de sécurité de l’ONU (elle milite d’ailleurs pour leur suppression, au profit d’un siège européen, éventuellement rotatif), tout en contribuant notablement aux forces de maintien de la paix ONU.
En quoi la politique extérieure dépend-elle plus qu’ailleurs de la politique intérieure ?
Quelles sont les priorités pérennes et les moyens privilégiés ?
Comment l’Italie a récemment réagi dans des dossiers clés : les soulèvements dans le monde arabe, le chaos malien ?
Jean-Pierrre Darnis est maître de conférence à l’Université de Nice
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