France Culture
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Turkie-Syrie-Irak-Kurdistan-Kurdes
Turkie-Syrie-Irak-Kurdistan-Kurdes

À cheval sur quatre pays (Turquie, Irak, Syrie, Iran), la question kurde est particulièrement complexe. Instrumentalisée par les pouvoirs centraux, qui se sont souvent entraidés à fronts renversés pour affaiblir les revendications kurdes du voisin, elle a été réactivée par la guerre américaine d’Irak (2003) et par les bouleversements dans le monde arabe depuis 2010.

Le Kurdistan irakien, qui avait profité d’une loi d’autonomie en 1974, vit en état de lévitation politique depuis la fin de la guerre du Golfe (1991), les Américains ayant officiellement souhaité la partition de l’Irak (vote du congrès en 2007), le président irakien étant kurde, à savoir non-arabe.

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En Turquie, la question kurde touche également l’unité du pays et met à mal les doctrines politiques successives (kémalisme, islamisme libéral). En Syrie, la, minorité alaouite s’est appuyée sur les autres minorités (dont les kurdes). Parallèlement, les Kurdes sont loin de former un ensemble homogène, ni culturellement ni politiquement. Dès lors, comment interpréter la question kurde dans ce grand désordre proche- et moyen-oriental ?

Hamit Bozarslan est historien de la Turquie (EHESS)