Des soldats birmans en poste ce matin près du Parlement, à Naypyidaw.
Des soldats birmans en poste ce matin près du Parlement, à Naypyidaw.
Des soldats birmans en poste ce matin près du Parlement, à Naypyidaw. ©AFP - STR
Des soldats birmans en poste ce matin près du Parlement, à Naypyidaw. ©AFP - STR
Des soldats birmans en poste ce matin près du Parlement, à Naypyidaw. ©AFP - STR
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Résumé

Le général Min Aung Hlaing s'est attribué les pouvoirs législatif, administratif et judiciaire hier, après avoir fait arrêter Aung San Suu Kyi. En 2015, le chef de l'armée s'attribuait pourtant le mérite des élections libres. Entretien avec Alexandra de Mersan, enseignante-chercheuse à l'Inalco.

avec :

Alexandra de Mersan (anthropologue, en délégation à l'Institut de Recherche sur l'Asie du Sud-Est Contemporaine (IRASEC)).

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On a cru l’armée birmane quand elle s'est auto-dissoute en 2011, cédant la place à un gouvernement semi-civil et en 2015, à des élections libres.

On a cru qu’elle laissait les mains relativement libres à Aung San Suu Kyi, à condition que celle-ci ne mette pas publiquement en cause les agissements de l’armée, notamment les crimes contre les Rohingyas.

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Mais la junte au pouvoir depuis 1962 a repris hier le rôle principal sur la scène politique, qui jouait depuis une dizaine d’année le scénario de la « transition » vers une forme de démocratie… Le général Min Aung Hlaing a d’abord empêché que ne se tienne la session parlementaire lors de laquelle un nouveau gouvernement devait être nommé, formé par le parti d’Ang San Suu Kyi fort de ses très bons résultats des élections de novembre... puis il a fait arrêter la "Dame de Rangoon" ainsi que le Président de la République, Win Myint.

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Références

L'équipe

Julie Gacon
Julie Gacon
Julie Gacon
Production
Vivien Demeyère
Réalisation
Marine Beccarelli
Collaboration