Le procès d'Omar el-Béchir a commencé le 19 août.
Le procès d'Omar el-Béchir a commencé le 19 août.
Le procès d'Omar el-Béchir a commencé le 19 août. ©AFP - EBRAHIM HAMID
Le procès d'Omar el-Béchir a commencé le 19 août. ©AFP - EBRAHIM HAMID
Le procès d'Omar el-Béchir a commencé le 19 août. ©AFP - EBRAHIM HAMID
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Résumé

Alors que le nouveau Premier ministre Abdallah Hamdock tarde à annoncer la composition de son gouvernement, le Soudan juge son ancien président destitué en avril dernier après 30 années de dictature. Un procès avec un seul chef d'accusation : corruption. Entretien avec l'historien Gérard Prunier.

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Il est arrivé devant ses juges le 19 août dernier, mal rasé et en robe blanche. Depuis, on ne sait pas grand-chose du procès de l'ancien dictateur soudanais, pas même le montant de la somme d'argent retrouvée dans sa chambre lors de son arrestation. Car, loin de juger ses crimes au Darfour ou son exercice autoritaire du pouvoir, les audiences doivent se limiter à juger du degré de "corruption" d'Omar el-Béchir pendant sa présidence. Parmi ses anciens proches figurent des militaires aujourd'hui actifs dans le Conseil de transition. C'est à eux qu'il revient, en coordination avec la société civile, de décider de l'avenir politique du pays. Ils n'ont donc aucun intérêt à ce qu'Omar el-Béchir soit jugé pour ses crimes, et livré à la Cour pénale internationale qui a émis contre lui un mandat d'arrêt il y a plus de dix ans...

Il n'est un secret pour personne que cet argent en liquide a été donné par l'Arabie Saoudite et les Emirats arabes unis. Il faut remonter au XVIIème siècle en France pour comprendre : pendant trente ans, il n'y avait aucune différence entre le budget soudanais et l’argent personnel du roi. Le roi représentait le budget et vice versa. Gérard Prunier

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L'équipe

Julie Gacon
Julie Gacon
Julie Gacon
Production
Marine Beccarelli
Collaboration