Des officiers de police postés à Manille le jour de la proclamation des résultats de la présidentielle, le 11 mai.
Des officiers de police postés à Manille le jour de la proclamation des résultats de la présidentielle, le 11 mai.
Des officiers de police postés à Manille le jour de la proclamation des résultats de la présidentielle, le 11 mai. ©AFP - CHAIDEER MAHYUDDIN
Des officiers de police postés à Manille le jour de la proclamation des résultats de la présidentielle, le 11 mai. ©AFP - CHAIDEER MAHYUDDIN
Des officiers de police postés à Manille le jour de la proclamation des résultats de la présidentielle, le 11 mai. ©AFP - CHAIDEER MAHYUDDIN
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Résumé

Le fils du dictateur Ferdinand Marcos a été élu Président avec près de 60% des voix, dans ce pays d'Asie du sud-est, où la moitié du corps électoral a moins de 40 ans et n'a donc pas connu la loi martiale.

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C’est bien le fils de Ferdinand Marcos, l’ancien président des Philippines, celui-là même qui a imposé quatorze ans de dictature au nom de la lutte contre le communisme pendant la Guerre froide. C’est donc son fils qui été élu avec près de 60% des suffrages. Avec douze millions de voix de plus que pour son principal adversaire. Il s'agit du meilleur score à la présidentielle philippine depuis 1969, quand se tinrent les dernières élections libres avant la promulgation de la loi martiale, en 1972, avec le soutien à l’époque des États-Unis.

Comme l'expliquait Baptiste Muckensturm dans les Enjeux des réseaux sociaux, la campagne s’est faite dans un déluge de désinformation, de cyber-harcèlement, de violences politiques, et pas seulement du côté du camp Marcos d’ailleurs… Une élection qui questionne l’état de la démocratie aux Philippines, qui a été le premier en Asie à se débarrasser du colonialisme espagnol et à établir une République.

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Avec Juliette Loesch, chercheuse sur l’Asie du sud-est. Son blog est à découvrir ici

À lire aussi : Aux Philippines, le populisme porté par les réseaux sociaux

Références

L'équipe

Julie Gacon
Julie Gacon
Julie Gacon
Production
Lucas Lazo
Collaboration
Vivien Demeyère
Réalisation