Matteo Salvini, secrétaire fédéral de la Lega, le 30 mai dernier au Portugal
Matteo Salvini, secrétaire fédéral de la Lega, le 30 mai dernier au Portugal ©AFP - PEDRO ROCHA / AFP
Matteo Salvini, secrétaire fédéral de la Lega, le 30 mai dernier au Portugal ©AFP - PEDRO ROCHA / AFP
Matteo Salvini, secrétaire fédéral de la Lega, le 30 mai dernier au Portugal ©AFP - PEDRO ROCHA / AFP
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Aujourd'hui, s'ouvre à Palerme le procès de Matteo Salvini, mis en cause pour la séquestration de migrants dont il a bloqué le débarquement à Lampedusa en août 2019. Se plaçant en défenseur de la patrie, ce procès ne tombe-t-il pas au meilleur moment pour le leader d'extrême droite ?

Avec
  • Ludmila Acone historienne spécialiste de l'Italie, chercheuse associée à Paris 1

Depuis l'implosion du gouvernement Conte I en 2019 et son départ du ministère de l'Intérieur, Matteo Salvini ne manque pas de tribunes pour s'exprimer. Son procès qui s'ouvre aujourd'hui, en sera une aussi. 

Matteo Salvini sera jugé pour avoir refusé l'accès au territoire italien à un bateau de l'ONG Open Arms. C'était en août 2019 : le navire mouillait au large de Lampedusa, et plusieurs passagers se jetaient régulièrement en mer pour tenter de rejoindre cette petite île à la nage et abréger cette attente interminable. 

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Matteo Salvini, dont l'attitude de l'époque s'est banalisée (confère le gouvernement britannique qui menace de refouler vers la France les canots traversant la Manche), a dit se rendre à ce procès la tête haute, fier de ce qu'il avait fait et prêt à le refaire s'il revenait au gouvernement. 

Avec Ludmila Acone, historienne, spécialiste de l'Italie.

Matteo Salvini sait que ses électeurs ont été désarçonnés par l'entrée de la Ligue au gouvernement Draghi. Face à sa baisse dans les sondages, il veut retrouver une hégémonie dans le débat politique, et fera de ce procès une tribune.    Ludmila Acone

58 min

L'équipe

Julie Gacon
Julie Gacon
Julie Gacon
Production
Lucas Lazo
Collaboration
Vivien Demeyère
Réalisation