Les maires des quatre capitales, le 16 septembre à Budapest.
Les maires des quatre capitales, le 16 septembre à Budapest.
Les maires des quatre capitales, le 16 septembre à Budapest. ©AFP - ATTILA KISBENEDEK
Les maires des quatre capitales, le 16 septembre à Budapest. ©AFP - ATTILA KISBENEDEK
Les maires des quatre capitales, le 16 septembre à Budapest. ©AFP - ATTILA KISBENEDEK
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Résumé

C'est une alliance scellée par les maires des quatre capitales des pays du groupe dit de Visegrad. Varsovie, Budapest, Prague et Bratislava se disent "libres" contre les gouvernements ultra-conservateurs ou populistes. Comment comptent-elles agir? Entretien avec le chercheur Florent Parmentier.

avec :

Florent Parmentier (Secrétaire général du CEVIPOF/ Sciences Po, chercheur associé au Centre de géopolitique de HEC.).

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Le 13 décembre dernier, un opposant de centre-gauche au Premier ministre hongrois Viktor Orban remportait la capitale hongroise Budapest. Trois jours plus tard, Gergely Karácsony ainsi que les maires de Varsovie, Prague et Bratislava, scellaient une union symbolique contre leurs gouvernements respectifs et les partis au pouvoir: le Fidesz en Hongrie, le Parti droit et justice en Pologne, mais aussi contre les dirigeants tchèques et slovaques accusés de corruption ou de détournement de fonds européens.

La résistance venue des villes peut-elle vraiment mettre à mal ces gouvernements qui multiplient par ailleurs les succès électoraux ?

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La première chose qui frappe, c'est qu'il y a une cohérence générationnelle entre ces quatre maires qui ont signé le Pacte des villes libres. Ils sont tous nés dans les années 70, à l'exception du maire de Prague, Zdeněk Hřib, né en 1981. En revanche, leurs "fonds de commerce" politiques ne sont pas exactement les mêmes. Ils sont en opposition par rapport à un contexte interne, davantage qu'unis. A Budapest, on a un écologiste plutôt de tendance de centre gauche. A Varsovie, le maire Rafał Trzaskowski correspond grosso modo à une forme de centre droit libéral. C'est un représentant du Parti pirate qui a été élu à Bratislava.  Florent Parmentier

L'idée de ces quatre maires est avant tout d'avoir un pouvoir de discussion, tribunitien; de pouvoir parler des valeurs de liberté, d'État de droit, de dignité, de démocratie, de justice sociale.... Il y a aussi la volonté de consolider autour de ces maires des alliances politiques qui seront qui seront à même d'assurer l'alternance .    Florent Parmentier

En savoir plus : Le maire de Budapest en appelle à "l'auto-défense" culturelle contre Viktor Orbán

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Références

L'équipe

Julie Gacon
Julie Gacon
Julie Gacon
Production
Marine Beccarelli
Collaboration