Les forces fidèles au gouvernement d'union libyen soutenu par l'ONU arrivent à Tajura, une banlieue côtière de la capitale libyenne, Tripoli, le 6 avril 2019, depuis leur base de Misrata.
Les forces fidèles au gouvernement d'union libyen soutenu par l'ONU arrivent à Tajura, une banlieue côtière de la capitale libyenne, Tripoli, le 6 avril 2019, depuis leur base de Misrata.
Les forces fidèles au gouvernement d'union libyen soutenu par l'ONU arrivent à Tajura, une banlieue côtière de la capitale libyenne, Tripoli, le 6 avril 2019, depuis leur base de Misrata. ©AFP - MAHMUD TURKIA / AFP
Les forces fidèles au gouvernement d'union libyen soutenu par l'ONU arrivent à Tajura, une banlieue côtière de la capitale libyenne, Tripoli, le 6 avril 2019, depuis leur base de Misrata. ©AFP - MAHMUD TURKIA / AFP
Les forces fidèles au gouvernement d'union libyen soutenu par l'ONU arrivent à Tajura, une banlieue côtière de la capitale libyenne, Tripoli, le 6 avril 2019, depuis leur base de Misrata. ©AFP - MAHMUD TURKIA / AFP
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Résumé

Depuis jeudi dernier les forces de l'Armée Nationale Libyenne du maréchal Haftar sont à l'offensive dans l'Ouest de la Libye. Haftar veut une victoire sur les milices du Gouvernement d'Union Nationale. Tripoli est menacée, le processus politique qui devait aboutir à des élections est-il fini?

avec :

Jalel Harchaoui (Spécialiste de la Libye, attaché supérieur de recherches à Global Initiative against Transnational Organized Crime à Genève, ancien chercheur à l'Institut des relations internationales de Clingendael aux Pays-Bas).

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Le général Haftar rompt un processus de paix qui paradoxalement se portait de mieux en mieux depuis quelques mois, il était de plus en plus prometteur et d'un seul coup, depuis jeudi soir, on passe soudain à une dynamique de guerre civile qui détruit les dialogues qui commençaient à s'instaurer et des positions de conciliation qui se font de moins en moins concrètes. Jalel Harchaoui

«Il n'y a pas eu de trêve. Mais nous espérons toujours une réponse positive» a déclaré Jean Alam, un porte-parole de la Manul, la mission d'appui de l'ONU en Libye. En l'espace de quelques jours, l'escalade de la violence a redémarré vivement entre les deux camps ennemis lybiens. L'assaut contre Tripoli lancé par l'Armée nationale lybienne, dirigée par l'homme fort de l'est lybien, le maréchal Haftar, menace le pays d'un potentiel embrasement avec l'ouest du pays, mené par Fayez al-Sarraj, dirigeant du gouvernement d’union nationale (GNA).

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Une dynamique de guerre civile pas forcément maîtrisée ?

Pour la communauté internationale, qui espérait une pacification de la Lybie via un soutien diplomatique au GNA depuis 2015, c'est une véritable douche froide. La visite du secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres, qui a tenté de relancer les négociations, n'a pas changé la donne. D'autant plus qu'en février dernier les deux protagonistes avaient conclu un accord verbal à Abou Dhabi pour un éventuel partage du pouvoir.

Alors qu'une conférence nationale doit se tenir le week-end prochain avec la Manul, Khalifa Haftar veut avant tout conquérir Tripoli par l'usage de la violence pour devenir le personnage politique et militaire au centre du jeu libyen.

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Le maréchal Khalifa Haftar reste persuadé que "des terroristes et des mercenaires" gouvernent la capitale qu'il convient de "purger" en envoyant ses forces militaires. Sa campagne militaire a même commencé dès mi-janvier avec la prise de Fezzan pour combattre le terrorisme dans le sud-ouest du pays, provoquant ainsi la rupture de l’équilibre territorial dans la Cyrénaïque et la Tripolitaine. Le 6 avril, trois jours après le début des hostilités, Fayez al-Sarraj prévient, ce sera "une guerre sans gagnant".

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Selon le Haut-commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, plus de 2800 personnes ont été déplacées par les combats qui ont éclaté dans certains secteurs de Tripoli. Pour l'heure, le GNA décompte au moins 35 morts et une quarantaine de blessés depuis le lancement de l'offensive du maréchal Haftar.

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