Péninsule arabique. Visite du président Obama à Riyad : une relation bilatérale contrariée

France Culture
France Culture
Publicité
Avec

La relation entre Washington et Ryiad remonte au fameux pacte du Quincy , croiseur américain où Roosevelt et Ibn Seoud avaient signé un « deal » fondateur (on a les photos de ce moment historique) : tu me donnes ton pétrole, je t’assure ton régime.

Cet accord, énergético-politique, a connu des vicissitudes. Récemment, par exemple, quinze des dix-neuf terroristes dans les avions des attentats du 11 septembre 2001 étaient séoudiens. Même s’il était d’origine yéménite, Ben Laden était devenu un milliardaire séoudien. En 2011, lors des soulèvements arabes, les États-Unis avaient instamment demandé à l’Arabie Séoudite de ne pas intervenir manu militari au Bahrein agité par des contestations populaires, avertissement royalement ignoré par les Séoudiens.

Publicité

Quant au contexte actuel, il est détestable. Les monarchies du Golfe sont exaspérées par le rôle islamiste du Qatar. Washington, après avoir lâché Moubarak en Égypte, négocie avec Téhéran sur son programme nucléaire militaire, Ryiad et Tel Aviv ayant partie liée. Et des pays de la péninsule se sont engouffrés avec armes et bagages dans la guerre civile syrienne.

Hugo Micheron est spécialiste du Moyen-Orient

Human Rights Watch
Human Rights Watch

L'équipe