L'Iran et l'Arabie Saoudite sont séparés par le Golfe Persique mais se font face sur de nombreux théâtres de la région, du Liban au Yémen en passant par l'Irak.
L'Iran et l'Arabie Saoudite sont séparés par le Golfe Persique mais se font face sur de nombreux théâtres de la région, du Liban au Yémen en passant par l'Irak. ©Getty - Jean Ursula
L'Iran et l'Arabie Saoudite sont séparés par le Golfe Persique mais se font face sur de nombreux théâtres de la région, du Liban au Yémen en passant par l'Irak. ©Getty - Jean Ursula
L'Iran et l'Arabie Saoudite sont séparés par le Golfe Persique mais se font face sur de nombreux théâtres de la région, du Liban au Yémen en passant par l'Irak. ©Getty - Jean Ursula
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L'Arabie Saoudite et l'Iran ont entamé au printemps dernier un rapprochement sous la houlette de Bagdad. D'abord restreint aux sphères du renseignement, il est de plus en plus question de rétablir des relations diplomatiques bilatérales, rompues depuis 2016.

Avec
  • Fatiha Dazi-Héni Chercheuse en sciences politiques à l’Institut de recherche stratégique de l’école militaire (IRSEM), spécialistes des questions de sécurité dans le Golfe

L’Arabie saoudite et le Liban ne semblent pas prêts à se reparler de sitôt.

Renouer le dialogue ? 

La première juge "inutile" - c’est le mot du ministre saoudien des Affaires étrangères - de traiter avec Beyrouth tant que la scène libanaise sera "dominée par le Hezbollah".

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L'Arabie saoudite mais aussi les Emirats arabes unis et le petit Bahreïn (qui n’a pas vraiment de politique étrangère souveraine) et plus étonnamment le Koweït, ont décidé de rappeler leurs diplomates en poste à Beyrouth et d’exhorter tous leurs ressortissants à quitter le Liban, après la diffusion par Al-Jazeera d’un entretien enregistré en août, de celui qui n’était pas encore ministre de l’Information libanais, et qui qualifie "d’absurde" la guerre menée au Yémen par la coalition emmenée par l’Arabie saoudite.

Il nous semblait intéressant dans les Enjeux internationaux de replacer cette crise dans le processus de dialogue qui a pourtant commencé, entre les autorités saoudiennes, et LE parrain du Hezbollah au Liban, à savoir… l’Iran. 

Avec Fatiha Dazi-Héni, spécialiste des monarchies de la péninsule Arabique et du golfe Persique à l’IRSEM (Institut d’Etudes Stratégiques de l’Ecole militaire) à Paris. Elle est chargée de cours à Sciences Po Lille où elle enseigne l'histoire et les évolutions sociopolitiques en péninsule Arabique.

Les frappes certainement iraniennes sur les installations pétrolières d'Abqaiq le 14 septembre 2019 ont constitué un vrai traumatisme pour les Saoudiens. Et surtout, la non-réaction du président Trump qui a dit aux Saoudiens qu'avec toutes les armes fournies à Ryad par les Etats-Unis, ils étaient capables de se défendre tout seuls. Les Saoudiens se sont sentis totalement abandonnés par leur allié américain. Conscients de leur vulnérabilité, les Saoudiens ont entamé un dialogue direct avec les Iraniens. Fatiha Dazi-Héni

L'Arabie saoudite veut inciter l'Iran à user de son influence sur les Houthis pour faire bouger les lignes au Yémen. Mais l'Iran nie avoir une telle influence sur les houthistes, qui sur place sont en position de force. Fatiha Dazi-Héni