Sur l'île de Mindanao, dans la province du Davao del Sur, une aîle armée de l'opposition maoïste celébrait le 19 avril la capture de soldats gouvernementaux
Sur l'île de Mindanao, dans la province du Davao del Sur, une aîle armée de l'opposition maoïste celébrait le 19 avril la capture de soldats gouvernementaux
Sur l'île de Mindanao, dans la province du Davao del Sur, une aîle armée de l'opposition maoïste celébrait le 19 avril la capture de soldats gouvernementaux ©AFP - MANMAN DEJETO
Sur l'île de Mindanao, dans la province du Davao del Sur, une aîle armée de l'opposition maoïste celébrait le 19 avril la capture de soldats gouvernementaux ©AFP - MANMAN DEJETO
Sur l'île de Mindanao, dans la province du Davao del Sur, une aîle armée de l'opposition maoïste celébrait le 19 avril la capture de soldats gouvernementaux ©AFP - MANMAN DEJETO
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Résumé

Aux Philippines, compte tenu de la personnalité du président, de ses déclarations, de ses décisions et de ses méthodes, il y a peu de chance que la situation s’améliore. La lutte contre les trafiquants de drogue et contre la corruption débouche sur une grande violence, incontrôlée.

avec :

Sophie Boisseau du Rocher (chercheuse associée au Centre Asie de l'Institut français des relations internationales (IFRI)).

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Élu en mai dernier, en fonction depuis juin, le président Duterte a promis d’éliminer des milliers de trafiquants de drogue présumés et s’est vanté d’avoir tué lui-même des criminels présumés pour donner l’exemple à la police. Cette célébration de la justice expéditive ne peut évidemment favoriser la paix civile, puisqu’elle favorise les exécutions extra-judiciaires. Nations unies, États-Unis Union européenne ont évidemment condamné cette situation tragique.

À noter qu’au début de la semaine, un avocat philippin a déposé auprès de la Cour pénale internationale de La Haye un dossier accusant le président d’avoir causé la mort de 8 000 personnes dans sa guerre contre la drogue.

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Pour compléter le tableau, il fait préciser que la criminalité de droit commun est quotidienne.

Quant au groupe séparatiste et mafieux d’Abu Sayyaf, qui a prêté allégeance à l’État islamique, il décapite ses otages (encore un soldat et un pêcheur philippins la semaine dernière), rançonne et se livre à la piraterie maritime.

Dans ce contexte belligène (mais il s’agit de guerre civile, en l’occurrence), quelles sont les capacités de résistance de la société ? Comment la contestation peut-elle s’exprimer ? (Th. G.)

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Reportage de la chaîne publique France 24 sur la lutte contre le traffic de drogue menée par le président Durtertre :

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Devant une nuée de journalistes, le président philippin raconte dans quelles circonstances il a déjà tué de ses "propres" mains :

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Reportage de la chaîne privée CNN sur la lutte contre le traffic de drogue menée par le président Durtertre :

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Documentaire de la chaîne publique RT sur la lutte contre le traffic de drogue menée par le président Durtertre :

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