Des migrants manifestent le long de la frontière turco-grecque, espérant entrer en Grèce, après l'annonce d'Erdogan d'ouverture des frontières de la Turquie, 3 mars 2020.  ©AFP - BULENT KILIC
Des migrants manifestent le long de la frontière turco-grecque, espérant entrer en Grèce, après l'annonce d'Erdogan d'ouverture des frontières de la Turquie, 3 mars 2020. ©AFP - BULENT KILIC
Des migrants manifestent le long de la frontière turco-grecque, espérant entrer en Grèce, après l'annonce d'Erdogan d'ouverture des frontières de la Turquie, 3 mars 2020. ©AFP - BULENT KILIC
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Résumé

En signant avec la Turquie un "accord" sur l'immigration (en fait, une déclaration commune sans valeur juridique), l'Europe a placé Ankara dans une position de force, et s'est laissée prendre elle-même dans son propre piège. Entretien avec Virginie Guiraudon, chercheuse au CNRS.

avec :

Virginie Guiraudon (Directrice de recherche au CNRS, en poste au centre d'études Européennes à Sciences Po Paris).

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L'Union européenne refuse de céder aux injonctions de Recep Tayip Erdogan, qui utilise la pression migratoire à des fins politiques. Elle soupçonne d’ailleurs le président turc de mentir sur le nombre de personnes qui seraient sur le point de rejoindre la Grèce, 150 000 d'après lui… Tout comme elle suppose qu’Ankara a permis de franchir la frontière avec l’Europe, à des réfugiés déjà présents depuis un moment en Turquie, et pas nécessairement syriens.

Toujours est-il qu’appelée à l’aide par la Grèce, l’Europe ne prévoit guère pour l’instant que des mesures sécuritaires, de contrôle des frontières. 

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Références

L'équipe

Julie Gacon
Julie Gacon
Julie Gacon
Production
Marine Beccarelli
Collaboration