Pourquoi l'élection présidentielle italienne est davantage qu'une formalité

Le président du conseil italien Mario Draghi et le président de la République Sergio Mattarella.
Le président du conseil italien Mario Draghi et le président de la République Sergio Mattarella. ©AFP - GUGLIELMO MANGIAPANE
Le président du conseil italien Mario Draghi et le président de la République Sergio Mattarella. ©AFP - GUGLIELMO MANGIAPANE
Le président du conseil italien Mario Draghi et le président de la République Sergio Mattarella. ©AFP - GUGLIELMO MANGIAPANE
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Ce lundi, le collège électoral italien réunissant les parlementaires des deux chambres ainsi que des délégués régionaux va voter pour élire le président de la République qui succèdera à Sergio Mattarella. Son mandat aura rappelé l'importance de la fonction, désormais convoitée par Mario Draghi.

Avec
  • Marc Lazar Professeur émérite à Science Po, président de la School of government de la Luiss à Rome

En Italie, l'élection du Président de la République se fait au suffrage indirect et secret. Un peu plus de mille grands électeurs - les parlementaires et les délégués des régions - sont appelés à voter dès aujourd’hui pour le président ou la présidente (quelques noms de femmes circulent).

Une option est désormais écartée : Silvio Berlusconi ne sera pas le prochain président italien, il s’est retiré lui-même de la course hier. En revanche, celle de voir Mario Draghi accéder à cette fonction est de plus en plus évoquée, avec le risque de voir imploser la coalition gouvernementale fragile mise en place il y a un peu moins d’un an et que Mario Draghi dirige jusqu’à présent, en tant que Président du Conseil.

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Avec Marc Lazar, professeur d'histoire et de sociologie politique à Sciences Po et à la Luiss (Rome), directeur du Centre d’histoire de Sciences Po à Paris.

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