La CENI, commission électorale nationale indépendante congolaise, annonce les résultats officiels de l'élection présidentielle du 30 décembre 2018 ©AFP - JUNIOR D. KANNAH
La CENI, commission électorale nationale indépendante congolaise, annonce les résultats officiels de l'élection présidentielle du 30 décembre 2018 ©AFP - JUNIOR D. KANNAH
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Résumé

Avec la victoire de Félix Tshisekedi, la RDC pourrait vivre sa première transition démocratique. Le résultat contesté et le dépit de l'autre opposant Martin Fayulu qui dénonce un "putsch électoral" suggèrent un autre scénario : vraie alternance, ou manœuvre du parti au pouvoir ?

avec :

Thierry Vircoulon (Chercheur associé au Centre Afrique subsaharienne de l'Ifri).

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Dans la nuit du 9 au 10 janvier, la République démocratique du Congo a enfin connu le nom de son président au terme d'un long processus électoral qui a duré deux ans. Félix Tshisekedi, le 3e homme des élections présidentielles, est élu avec 38,57% des voix. Pour autant, l'opposition, incarnée par le candidat Martin Fayulu, parle "d'alternance arrangée" et de "putsch électoral". Des heurts ont éclaté dans le pays, faisant sept victimes dont deux enfants. 

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Les annonces des résultats électoraux en RDC sont toujours fait au milieu de la nuit parce qu'il y a des tensions électorales très fortes. Le processus électoral a été émaillé de nombreuses irrégularités et la communication électorale apparaît pour beaucoup comme la boîte noire. On ne sait pas ce qu'il se passe dedans mais on sait qu'il y a beaucoup d'influence et de pression. Thierry Vircoulon

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L'Eglise catholique, réputée pour ses observateurs suffisamment nombreux et fiables pour comptabiliser les résultats, affirme ne pas avoir les mêmes résultats que la commission électorale. Cela semble confirmer l'hypothèse d'un résultat négocié et non d'une élection par les urnes. Pour l'heure, 1,2 millions d'électeurs congolais n'ont toujours pas pu voter, des élections sont prévues en mars prochain.

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