A Strasbourg, devant le Palais de l'Europe
A Strasbourg, devant le Palais de l'Europe ©AFP - Denis Bringard / Biosphoto
A Strasbourg, devant le Palais de l'Europe ©AFP - Denis Bringard / Biosphoto
A Strasbourg, devant le Palais de l'Europe ©AFP - Denis Bringard / Biosphoto
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Dans le domaine international, la science politique a élaboré au cours des décennies des théories, qui se sont voulu originales et structurantes. La plupart sont de provenance américaine, le Vieux Continent ayant été peu productif en la matière, à l’exception de l’Union soviétique, marxisme oblige.

Avec
  • Josepha Laroche professeur à l' Université Paris I Panthéon-Sorbonne, directrice de Chaos International

D’abord, pourquoi s’intéresser aux théories des relations internationales, même si elles sont en fait moins étanches et exclusives, moins roides ou didactiques qu’il n’y paraît ? Pourquoi, comme l’entreprend à mesure notre invitée dans des publications qui s’étaleront sur plusieurs années, en dresser l’inventaire raisonné ? Ensuite, comment caractériser ces théories ?

De fait, trois grandes théories occidentales se sont établies et font souvent office de cadres conceptuels : la théorie réaliste ; la théorie transnationaliste ; la théorie constructiviste.

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En ce qui concerne les grands auteurs réalistes, en quoi ont-ils vieilli (d’ailleurs, comme pour les autres, personne ne leur reproche de ne pas avoir prévu l’évolution des relations internationales) ? En quoi sont-ils pertinents et utiles, non seulement pour la recherche scientifique mais aussi pour la praxéologie des relations internationales ? Après tout, la politique étrangère repose aussi et surtout sur une pratique, et une pratique de terrain.

Enfin, peut-être, comment relativiser l’apport de ces théories ?