David Cameron, à la sortie d'un sommet européen
David Cameron, à la sortie d'un sommet européen
 David Cameron, à la sortie d'un sommet européen ©Reuters - Yves Herman
David Cameron, à la sortie d'un sommet européen ©Reuters - Yves Herman
David Cameron, à la sortie d'un sommet européen ©Reuters - Yves Herman
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Résumé

Imaginons que les Britanniques votent, le 23 juin prochain, pour le retrait  de l’Union européenne. Quelles en seraient les conséquences juridiques positives ou probables ?

avec :

Jean-Claude Piris (consultant en droit de l’Union européenne et en droit international public).

En savoir plus

Notre invité s’est livré, crayon en main, à cet exercice prospectif. Ancien directeur général du Service juridique du Conseil de l’Union européenne (1988-2010), il a identifié sept scénarios dans une étude d’une grande rigueur mais aussi d’une grande clarté, parue en mai 2015., que vous pouvez consulter dans son intégralité en cliquant ici.

Mais quel que soit le scénario privilégié, il lui faudrait dénouer tous ses liens avec Bruxelles, renouer d’autres liens ad hoc avec la même Union européenne et tisser de nouveaux liens qu’elle avait avec le reste du monde via Bruxelles. Bref, quelques années n’y suffiraient pas. Autant dire que le pari est éminemment risqué et que sa sortie de l’Europe serait complexe.                       Th. G.

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A l'origine du phénomène Brexit, le leader du parti Ukip : Nigel Farage
A l'origine du phénomène Brexit, le leader du parti Ukip : Nigel Farage
© Reuters - Suzanne Plunkett

Tout ou presque dans la politique britannique est désormais perçu par le prisme du référendum du mois de juin sur l’appartenance ou pas du pays à l’Union européenne. Le futur du Premier ministre David Cameron –et une bonne partie de son héritage– est suspendu à l’issue de ce référendum. Mais la grande question est de savoir quel pays est donc la Grande-Bretagne et quel est son rôle dans le monde? Les eurosceptiques britanniques font miroiter la réapparition d’une nation redevenue vraie puissance économique, libre de négocier ses propres accords avec le reste du monde. Loin d’être isolationnistes, ils se considèrent même comme des internationalistes.

Selon la dernière enquête en date, réalisée par l'institut Opinium, le camp du Brexit représenterait 43% de l'électorat contre 39% d'opinions favorables au maintien. L'étude montre également que 18% des électeurs sont encore indécis.

Les électeurs âgés de 18 à 34 ans pourraient être le facteur décisif. En réalité, les sondages d'opinion réalisés dans la perspective du référendum du 23 juin fluctuent grandement. Ceux par téléphone tendent à donner la campagne pour le maintien dans l'UE gagnante tandis que ceux réalisés en ligne placent généralement le Brexit en tête. Et les parieurs, véritable institution présente dans chaque quartier et dans chaque village, donnent actuellement une cote de 2 contre 5 pour le maintien dans l'UE et de 2 contre 1 pour le Brexit.