Des manifestants soudanais lors d'une manifestation à Omdurman, la ville jumelle de Khartoum, le 3 juin 2019.
Des manifestants soudanais lors d'une manifestation à Omdurman, la ville jumelle de Khartoum, le 3 juin 2019. ©AFP - Ahmed Mustafa
Des manifestants soudanais lors d'une manifestation à Omdurman, la ville jumelle de Khartoum, le 3 juin 2019. ©AFP - Ahmed Mustafa
Des manifestants soudanais lors d'une manifestation à Omdurman, la ville jumelle de Khartoum, le 3 juin 2019. ©AFP - Ahmed Mustafa
Publicité

Alors que les forces de sécurité avaient violemment mis fin au sit-in de Khartoum la veille, mardi 5 juin, le général Al-Burhane a annulé ses accords avec le mouvement de protestation. L'espoir de voir émerger une transition démocratique négociée entre civils et militaires est-il perdu ?

Avec

Début avril, les Soudanais avaient fini par obtenir le soutien de l'armée en organisant des rassemblements jour et nuit devant leur siège. L’armée avait alors repris la main en destituant Omar el Bechir, au pouvoir depuis 30 ans avant d'instaurer un "Conseil militaire de transition" pour deux ans. Les manifestants, toujours dehors, dénoncent une manipulation.

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.

Ainsi, lundi 3 juin, et alors que les militaires s'étaient jusqu'ici gardés d'une répression trop brutale, le sit-in des manifestants soudaniens, installé devant le quartier général de l'armée à Khartoum, a été réprimé sur ordre du Conseil militaire, faisant plus de 60 morts et une centaine de blessés. 

Publicité

Le lendemain, le général Abdel Fattah Al-Burhane, qui préside le Conseil militaire de transition, a confirmé que toutes les avancées des négociations avec l’opposition civile étaient considérées comme nulles. Ces négociations, qui concernaient notamment la transmission du pouvoir aux civils, ont été remplacées par des élections qui devraient être mises en place dans les neuf prochains mois. 

Une répression dans le piège des printemps arabes ?

Difficile de ne pas voir une corrélation entre la répression du début de semaine et les déplacements de certains membres influents de la junte militaire, dont le général Abdel Fattah al Bourhan et Mohamed Hamdan Dagalo, qui s'étaient rendus en Égypte, en Arabie Saoudite et aux Émirats Arabes Unis quelques jours auparavant. Ces trois puissants voisins voient d’un mauvais œil la transition démocratique s’installer au Soudan et n'hésitent pas à soutenir le pouvoir militaire contre la rue soudanaise. Rencontrant le prince héritier d'Abou Dhabi, Abdel Fattah al Bourhan a par exemple réussi à obtenir la promesse d'un versement de l'équivalent de 3 milliards de dollards (2,7 milliards d'euros) au Soudan...

Revue de presse internationale
5 min

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.

L'équipe