Militaire garde-côté ukrainien patrouillant en mer D'Azov, le 30 avril 2021.
Militaire garde-côté ukrainien patrouillant en mer D'Azov, le 30 avril 2021. ©AFP - Aleksey Filippov
Militaire garde-côté ukrainien patrouillant en mer D'Azov, le 30 avril 2021. ©AFP - Aleksey Filippov
Militaire garde-côté ukrainien patrouillant en mer D'Azov, le 30 avril 2021. ©AFP - Aleksey Filippov
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Alors que les troupes russes se sont retirées de la frontière ukrainienne, Volodymyr Zelensky fait preuve d'un activisme diplomatique qui interroge : Pologne, Turquie, tous les interlocuteurs sensibles à la cause ukrainienne sont sollicités. Entretien avec la chercheuse Alexandra Goujon.

Avec
  • Alexandra Goujon Maîtresse de conférences à l’Université de Bourgogne, enseignante à Sciences Po Paris et spécialiste de l’Ukraine et de la Biélorussie

Volodymyr Zelensky sera en Pologne ce lundi, pour participer aux célébrations du 230e anniversaire de la Constitution polonaise - c’est la raison officielle avancée pour cette visite à son très anti-russe homologue polonais. Il était récemment en Turquie pour rencontrer Recep Tayip Erdogan qui lui a assuré son soutien face à la "menace russe"... Menace russe moins évidente depuis que les troupes de Vladimir Poutine ont quitté la frontière ukrainienne et la Crimée il y a dix jours, mais le président ukrainien est plus que jamais sur ses gardes.

Volodymyr Zelensky essaye de rallier tous ceux qui se méfient de la Russie et sont favorables à l'Ukraine. Ainsi de la Pologne, qui défend l'idée d'un rapprochement entre l'Ukraine et l'UE, voire l'OTAN, et s'est opposée au projet Nordstream 2.    Alexandra Goujon

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Quand le président ukrainien est arrivé au pouvoir en 2019, il a essayé de relancer le processus Normandie de résolution du conflit dans l'est de l'Ukraine. Et voyant que la Russie n'avance pas sur ce dossier, et par peur d'être lâché par ses partenaires occidentaux, il essaye maintenant de rallier à lui tous les soutiens. La Turquie en est un parmi d'autres. Un soutien important ceci dit, parce que la Turquie borde aussi la mer Noire et est aussi préoccupée par le fait que la Russie puisse gagner du terrain militaire sur les bords de la mer Noire. Et puis, la Turquie n'a jamais reconnu l'annexion de la Crimée par la Russie, et soutient les Tatars de Crimée, fortement discriminés et réprimés, et qui sont musulmans.     Alexandra Goujon

5 min

L'équipe

Julie Gacon
Julie Gacon
Julie Gacon
Production
Vivien Demeyère
Réalisation
Marine Beccarelli
Collaboration