En novembre, des manifestants contre le coût de la vie à Istanbul sont arrêtés par les forces de l'ordre. ©AFP - Bulent Kilic
En novembre, des manifestants contre le coût de la vie à Istanbul sont arrêtés par les forces de l'ordre. ©AFP - Bulent Kilic
En novembre, des manifestants contre le coût de la vie à Istanbul sont arrêtés par les forces de l'ordre. ©AFP - Bulent Kilic
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Résumé

En Turquie, le cours de la livre est en chute libre après une année noire pour la politique monétaire du pays. Alors que les ménages voient leurs épargnes fondre et le coût de la vie augmenter, le règne de Recep Erdogan sur presque deux décennies est scrutée d'un nouveau regard.

avec :

Deniz Unal (Economiste, Rédactrice en chef du Panorama du CEPII et éditrice aux Éditions Bleu autour).

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« Si Dieu le veut, l’inflation baissera dès que possible » telle a été l’incantation du président turc, quand  il a annoncé deux nouvelles mesures pour faire face à la crise économique dont son pays ne sort pas depuis un an : ce samedi 1er janvier, le salaire minimum en Turquie a donc augmenté de 50%; et les comptes d’épargne en livres sont désormais particulièrement protégés, car il s’agit d’enrayer la chute sans fin de la valeur de la monnaie turque.

Recep Tayip Erdogan a-t-il pris la mesure de la crise qui enfonce le clou dans le cercueil des plus démunis, et affaiblit toutes les classes moyennes que son parti l’AKP, se faisait fort il n’y a pas si longtemps, de vouloir enrichir… ?

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Ou a-t-il simplement enclenché la grande machine électoraliste, en vue des élections prévues en 2023 ?

Deniz Unal est économiste, chercheuse au CEPII. 

Références

L'équipe

Julie Gacon
Julie Gacon
Julie Gacon
Production
Vivien Demeyère
Réalisation
Lucas Lazo
Collaboration