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Turquie : carte des évolutions de 1800 à 1925
Turquie : carte des évolutions de 1800 à 1925

La diplomatie d’Ankara à l’égard du conflit puis de la guerre civile en Syrie a beaucoup évolué. Auparavant, Damas avait été un allié privilégié de la Turquie. On rappelle que la frontière bilatérale court sur 800 km. Au début des soulèvements arabes, Ankara avait accueilli les oppositions syriennes, elles-mêmes très divisées, et avait proposé que les nouveaux régimes arabes s’inspirent du « modèle turc ».

Mais, les choses se sont vite envenimées, Ankara n’excluant pas de demander l’aide de l’OTAN (laquelle ne le souhaitant pas) et réclamant une zone tampon en territoire syrien. Un avion de chasse syrien fut abattu, des avions de ligne syriens en provenance de Moscou détournés vers Ankara, les réfugiés ont afflué, etc. Et les positions se sont radicalisées, au point que les Turcs considèrent la situation syrienne comme « une question interne ».

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Récemment, le premier ministre a averti que la Turquie avait « un droit naturel à intervenir dans le nord de la Syrie » (à de nombreuses reprises, Ankara avait exercé un droit de suite en Irak, pour poursuivre les terroristes du PKK, mouvement kurde). Au centre des inquiétudes turques, la question kurde, lourde de conséquences.

Didier Billion est directeur-adjoint de l’IRIS