François dans le port de Mytilene à Lesbos le 16 avril dernier
François dans le port de Mytilene à Lesbos le 16 avril dernier
François dans le port de Mytilene à Lesbos le 16 avril dernier ©Reuters - Osservatore Romano
François dans le port de Mytilene à Lesbos le 16 avril dernier ©Reuters - Osservatore Romano
François dans le port de Mytilene à Lesbos le 16 avril dernier ©Reuters - Osservatore Romano
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Résumé

Le pape Jean-Paul II avait régulièrement occupé la scène internationale et même joué un rôle central dans l’affaiblissement du communisme en Europe.

avec :

Jean-Baptiste Noé (Historien et écrivain).

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Ses interventions relevaient de divers ordres : médiations, arbitrages, avertissements, dénonciations (occupation des territoires palestiniens et des Lieux saints, embargos américains contre Cuba…), condamnations (atteinte aux droits de l’homme, guerre contre l’Irak en 2003…), etc.

Comment caractériser les débuts du pape François en la matière ? Venant d’Amérique latine, accorde-t-il autant d’importance à la lutte contre les grands injustices ? Voyage-t-il autant ? Quelles sont ses priorités ? Quelles méthodes privilégie-t-il (par exemple, dans la question des réfugiés syriens en Europe) ? Son message rencontre-t-il un aussi grand écho de par le monde ? Peut-on en attendre des initiatives de grande ampleur ?  Th. G.

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François écoute la Confession d'un jeune chrétien, au Vatican le 23 avril
François écoute la Confession d'un jeune chrétien, au Vatican le 23 avril
- Osservatore Romano

Le Vatican agit sur le temps long, il dispose de la vie éternelle… « Rien ne presse du côté du ciel », dit l’adage ! Il a toujours privilégié les petits pas sans se synchroniser avec la diplomatie d’aucun autre Etat.

Mais la journaliste spécialiste du Vatican, Constance Colonna Cesari insiste pour affirmer que, cette fois le Pape a compris la mondialisation, le temps plus que jamais lié à l’espace. De ce point de vue, il est le pape de la périphérie : Amérique latine, Océanie, Asie, Afrique. Il mène ses réformes à une cadence effrénée, comme s’il savait que son temps physique lui est compté. Et cela déstabilise tout le monde. C'est ainsi que, tout récemment, la rencontre entre le pape François et le patriarche orthodoxe Kirill, le dignitaire de l’Eglise orthodoxe russe, est le résultat des jalons posés depuis des siècles.

Le Pape François s’est ainsi rendu, par surprise, dimanche dernier à un évènement organisé au cœur de Rome, à l’occasion de la Journée mondiale de la Terre. Il avait publié l’an dernier son encyclique Laudato Si’ dans laquelle il appelait à «prendre soin de notre maison commune». Venu surtout pour écouter les témoignages de jeunes engages dans la vie associative, le Pape a entendu des paroles de partage, de pardon, de fraternité, d’engagement. Dans une prise de parole improvisée, il a remercié les participants : «Vous faites un beau travail, pour passer du désert sans vie de la cité, à la forêt où il y a le sourire et l’engagement». Il semble, a-t-il dénoncé, que dans ce monde, «si tu ne paies pas, tu ne peux pas vivre» : au centre du monde, «il y a le dieu argent : celui qui ne peut pas se rapprocher pour l’adorer, finit dans la faim, dans la maladie, dans l’exploitation».

Références

L'équipe

Thierry Garcin
Production
Benjamin Hû
Réalisation