Locaux de La Provence à Marseille, Bouches-du-Rhône
Locaux de La Provence à Marseille, Bouches-du-Rhône ©AFP - Anne-Christine POUJOULAT
Locaux de La Provence à Marseille, Bouches-du-Rhône ©AFP - Anne-Christine POUJOULAT
Locaux de La Provence à Marseille, Bouches-du-Rhône ©AFP - Anne-Christine POUJOULAT
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L’ancien journal de Bernard Tapie, La Provence est convoité par deux hommes d’affaires : Rodolphe Saadé, premier patron marseillais à la tête de la CMA CGM et Xavier Niel, le PDG de Free. Pourtant le journal rapporte plus de dettes que d'argent. Quelle est la valeur de la presse locale ?

Avec Pauline Amiel, directrice-adjointe de l’École de journalisme et de communication de l’université d'Aix-Marseille, co-autrice de La Presse quotidienne régionale avec Franck Bousquet, La Découverte, 2021.

Un lectorat en baisse

En 2017, le journal La Provence diffusait 100 mille exemplaires, 75 mille exemplaires seulement aujourd'hui, la baisse est nette, que s'est il passé ? Pauline Amiel donne deux raisons à cette diminution "la première c'est que comme tous les titres de presse et maintenant de presse quotidienne régionale, il y a une très forte diminution du lectorat depuis plusieurs décennies (...). La pandémie que l'on traverse depuis 2020 a aussi fortement boulversé La Provence à cause de la fermeture des kiosques, une grande partie des points de distributions n'ont pas rouverts à la fin des différents confinements, ce qui fait qu'il y a beaucoup moins d'habitudes de lecture mais aussi de possibilités de lire La Provence aujourd'hui."

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Un endettement certain

De réelles difficultés économiques font jour au sein du groupe La Provence, Pauline Amiel en donne des explications : "les socles économiques constitués (...) depuis plusieurs décennies sont fortement bouleversés. Le lectorat ne cesse de diminuer, tout comme la vente au numéro. La publicité a énormément chuté et subi la concurrence de la publicité en ligne (...) et les petites annonces ont complètement disparu depuis l'apparition de Leboncoin il y a plus de 20 ans ainsi que les annonces légales qui ont été remaniées il y a quelques années et qui font perdre beaucoup d'argent aux titres de presse quotidienne régionale et à La Provence. Tout cela rend la situation financière très complexe en plus d'une politique de la diversification des activités au sein du groupe."

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