PDG de Semmaris (Rungis), Stéphane Layani avec le député LREM F.Patriat, au Salon de l'agriculture
PDG de Semmaris (Rungis), Stéphane Layani avec le député LREM F.Patriat, au Salon de l'agriculture
PDG de Semmaris (Rungis), Stéphane Layani avec le député LREM F.Patriat, au Salon de l'agriculture ©AFP - Ludovic Marin
PDG de Semmaris (Rungis), Stéphane Layani avec le député LREM F.Patriat, au Salon de l'agriculture ©AFP - Ludovic Marin
PDG de Semmaris (Rungis), Stéphane Layani avec le député LREM F.Patriat, au Salon de l'agriculture ©AFP - Ludovic Marin
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Résumé

Rungis étouffe, le plus gros marché du monde est devenu trop petit pour nourrir la capitale. Un vaste projet d’aménagement de 1,5 milliards d'euros est en cours avec 5000 emplois à la clé. Le « ventre de Paris » est-il en train de changer de visage ?

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Avec Sabine Bognon, maîtresse de conférence du Muséum d’histoire naturelle au centre d’écologie et des sciences de la conservation (CESCO), en aménagement du territoire.

Le marché de Rungis est à l'origine de l'approvisionnement en nourriture d'un quart des Français. Aujourd'hui, son taux d'occupation est de 97%. Le marché nécessite d'être agrandi et peut-être également repensé. “Ecrire un nouveau modèle, de la fourche à la fourchette, d’alimentation durable", ce sont les mots du président de la Semmaris, gestionnaire du marché de Rungis à propos du nouveau projet d’aménagement du marché de gros. Baptisé Agoralim, il pourrait générer 5000 emplois et représente un investissement de 5 milliards d’euros.

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Agoralim n'est pas seulement un projet d'agrandissement, c'est aussi une entreprise de diversification des activités de Semmaris. Comme l'explique Sabine Bognon, ce projet est "donc une manière de se positionner face à son éternel concurrent : la grande distribution." Depuis que les halles centrales de Paris ont déménagé à Rungis, l'administration de ce marché dépend de la Semmaris, société d'économie mixte chargée de l'entretien des locaux, de l'administration, du quotidien du marché...

Le triangle de Gonesse

Le nouveau projet du triangle de Gonesse concerne en particulier la redynamisation de l'est du Val-d'Oise, où une partie du nouveau marché pourrait être installée. Un territoire dont la population va croître d'un million et demi de personnes d'ici dix ans et qui représente 300 000 tonnes de produits en plus chaque année. Un projet très controversé, au quel Semmaris tente de répondre par la mise en place d'initiatives sociales et écologiques : agriculture locale, cuisine solidaire...

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Pour Sabine Bognon, "valoriser ces espaces agricoles et cette notion d'alimentation durable [...] c'est avant tout une grande étiquette économique derrière laquelle on peut mettre tout un tas de choses, comme l'alimentation produite à proximité des consommateurs, l'alimentation respectueuse de l'environnement et des écosystèmes, vectrice de valeurs sociales,..." elle ajoute que "cela répond à une demande pressante de la part des consommateurs, qui est pressentie par les acteurs du commerce alimentaire."

Références

L'équipe

Lucas Lazo
Collaboration
Marguerite Catton
Production déléguée
Elisa Verbeke
Collaboration
Sarah Masson
Collaboration