Renaud Garcia-Fons, Tous à l'opéra!, "68, mon père et les clous"

France Culture
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La nouvel album du contrebassiste aux cinq cordes, l'ouverture gratuite des portes de 26 opéras de France au public, le film tendre et rugueux d'un fils sur son père à l'heure où son petit commerce ferme

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« Sylvains d’Orient, protecteurs des forêts, ils courent, invisibles aux yeux", extrait de Farangi, le nouveau projet du contrebassiste Renaud Garcia-Fons, qui mélange des sons venus d’Orient, de la musique ancienne et du jazz, lui qui a ajouté une cinquième corde à sa contrebasse.

Avec Claire Antonini au theorbe, il a créé un duo il y a deux ans qui exprime déjà pleinement sa maturité sur ce nouvel album, Farangi, "l’étranger" en persan, le voyageur venu d’Occident.

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Ils seront tous les deux à Bâle en Suisse le 11 mai et sur la scène de L’Européen à Paris le 14.

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Ce weekend c’est aussi «  Tous à l’opéra ! », manifestation au cours de laquelle cette année vingt-six opéras en France ouvrent gratuitement leurs portes au public, non seulement pour montrer leurs ateliers de décors et costumes mais aussi pour permettre au public d’assister gratuitement à des répétitions ou des représentations exceptionnellement ouvertes (comme à Avignon où on pourra voir les répétitions de L’Elixir d’Amore de Donizetti ou à Clermont Ferrand avec Orphée et Eurydice de Gluck). 

 Et enfin, on aimerait conseiller un film...

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68, mon père et les clous c’est un film sorti mercredi dans quelques salles en France. Il raconte la fin d’un petit commerce, le Bricomonge, quincaillerie d’un certain Jean Bigiaoui, qui fut un dangereux révolutionnaire dans sa jeunesse et qui a ouvert cette boutique il y a trente ans. A l’heure de l’inventaire et des comptes, alors que Bricomonge est obligé de mettre la clé sous la porte, Samuel Bigiaoui, le fils, a accompagné son père dans les derniers moments du magasin, cherchant à comprendre ce qui a amené cet intellectuel diplômé et militant maoïste qu’il était dans les 1970es, à vendre des clous.

C’est le portrait touchant, tendre et rugueux d’un homme pudique et bougon par son fils déterminé à le filmer.

C’est le quotidien d’une boutique avec ses travailleurs dévoués et ses clients imprévisibles.

C’est la transformation d’une utopie sociale en expérience concrète et pratique.

C’est la lutte perdue d’avance entre le petit commerce de proximité et les grandes enseignes qui dévorent la capitale. 

Autrement dit, c’est un petit film très réussi qu’on peut voir dans une vingtaine de salles seulement, à Paris (au Majestic Bastille et au Reflet Médicis) à Montreuil, mais aussi à Nantes, Rennes, Rouen, Caen, Bordeaux, Tours, Toulouse, lille, Lyon, saint Etienne, Strasbourg, Metz, Valence, Bordeaux, Tournefeuille ou Montpellier.

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