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Une geisha, Kyôto (?), 1912
Une geisha, Kyôto (?), 1912
- Stéphane Passet

Une geisha, Kyôto (?), 1912 Stéphane Passet © Musée Albert-Kahn - Département des Hauts-de-Seine

A l'occasion de l'exposition **Clichés japonais ** au Musée Albert Kahn du 9 novembre au 28 août 2011.

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Au Japon lorsqu’on parle d’art, il faut se situer dans le temps. On doit savoir si une œuvre a été réalisée avant ou après l’ère Meiji. Pourquoi ? Parce qu’avant l’ère Meiji, le pays était totalement fermé. Il s’avérait extrêmement difficile d’entrer et de sortir de l’archipel, sans autorisation exceptionnelle. Ceci était valable aussi bien pour les japonais que pour les étrangers. Cet état de chose appelé « Sakoku » a donné au Japon 250 ans de paix intérieure. Cela a permis d’affiner et de perfectionner les arts, mais aussi, tout doucement de les scléroser.

En janvier 1868, suite à des pressions internes et externes, le jeune empereur Mutsuhito ouvre le pays sur l’extérieur, condition jugée nécessaire à son évolution par une partie des élites. Et l’ère « Meiji » qui signifie « gouvernement éclairé » est officiellement promulguée le 23 octobre 1868. Cette période qui va durer un peu plus de 40 ans est marquée par une succession de réformes politiques, économiques, sociales et techniques, mais également artistiques…

Acteur de nô dans la pièce Mochizuki, Kyôto, 1912
Acteur de nô dans la pièce Mochizuki, Kyôto, 1912
- Stéphane Passet

Acteur de nô dans la pièce Mochizuki, Kyôto, 1912 Stéphane Passet © Musée Albert-Kahn - Département des Hauts-de-Seine

Comment cela s’est-il concrètement traduit dans le domaine de la création? Et quels furent les enjeux de cette modernité soudaine ? C’est la question que nous allons poser a nos invités Anne Sigaud, commissaire de l’exposition « clichés japonais » à Albert Khan, musée et jardins, jusqu’au 25 août 2011, Hélène Bayou, conservateur au musée Guimet, en charge du département des arts du Japon et Pierre-François Souyri, historien, spécialiste du Japon ancien et contemporain

En fin d’émission nous retrouverons, comme chaque semaine, le critique d’art Clément Dirié, qui nous parlera des artistes japonais contemporains utilisant les nouvelles technologies (Atsuko Tanaka, Tatsuo Miyajima, Mariko Mori).

http://www.albert-kahn.fr/ Le nombre de places étant limité, la réservation est conseillée par mail : accueilmak@cg92.fr