France Culture
France Culture
Publicité
En savoir plus

**Aujourd’hui, comme chaque mois, je vous donne rendez-vous dans l’atelier d’un artiste **

Je l’invite à nous parler de son musée imaginaire

Publicité

A nous dévoiler son panthéon personnel, autrement dit, les œuvres des maîtres anciens ou modernes qui ont nourri sa démarche

A évoquer, aussi, les rencontres et les voyages qui l’ont marqué

Lorsque j’ai demandé à Daniel Buren de se prêter à ce petit exercice je n’ai pas été étonnée par sa réaction circonspecte

De toute évidence le leader du groupe BMPT n’aime pas ouvrir la malle au souvenir

Crée en 1966 et portant les initiales de ses quatre artistes (Daniel Buren, Olivier Mosset Michel Parmentier et Niele Torini) ce mouvement radicale proposait, alors, de faire table rase du passé

Faut-il en conclure que l’auteur des fameuses colonnes du Palais Royal, qui ont déclenché un énorme scandale, en 1986, regarde le grand livre de l’histoire de l’art comme un vaste entrepôt d’antiquités ?

Pas si simple : l’homme qui utilise un même outil visuel, des bandes rayées de 8,7 cm de large aux couleurs alternées, connaît ses classiques.

L’inventeur de l’œuvre d’art « in situ » qui déclare : « je n’expose pas des bandes rayées mais des bandes rayées dans un certain contexte » à par la radicalité de son propos contribué à changer la face de l’art

Après lui, l’œuvre ne s’affiche pas seulement sur les murs, elle joue avec l’espace autour, et révèle la charge symbolique, politique, esthétique, poétique ou idéologique d’un lieu

** Simplement, Daniel Buren opère des relectures originales du passé.**

** Il l’a démontré dernièrement à la galerie Kamel Menour en confrontant son travail des années ** 1964-1966 ** avec celle de Giacometti à la même époque…**

Mais encore.....

Chronique de Clément Dirié sur l'exposition légendaire Quand les attitudes deviennent formes (1969, Berne).