Atiq Rahimi, Paris.
Atiq Rahimi, Paris.
Atiq Rahimi, Paris. ©Getty - Stephane GRANGIER/Corbis
Atiq Rahimi, Paris. ©Getty - Stephane GRANGIER/Corbis
Atiq Rahimi, Paris. ©Getty - Stephane GRANGIER/Corbis
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Résumé

Atiq Rahimi fait sa Masterclasse. Auteur et réalisateur afghan, il vous expliquera ce doux paradoxe : c'est au moment où il vous échappe que le personnage d'un roman existe. Pour Rahimi, passé de la poésie au roman avant de tenter l'expérience cinématographique, l'appel du roman fut comme un cri.

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Atiq Rahimi (Ecrivain, réalisateur).

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Au commencement d'une oeuvre, il y a quelque chose qui brûle en moi, il y a un cri qui me pousse vers l'écriture, comme un enfant lorsqu'il exprime un désir, soit il pleure, soit il crie.

Né en 1962 à Kaboul, Atiq Rahimi est écrivain et réalisateur. Il a obtenu le prix Goncourt en 2008 pour son roman « Syngué Sabour ». « Je suis né en Inde, incarné en Afghanistan et réincarné en France » écrit-il. 

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On peut donner aux gens toute la liberté d'écrire ou d'écouter, mais si le corps n'est pas libre, cela ne sert à rien, et persiste une forme de censure. Il faut d'abord trouver cette liberté intérieure, pour pouvoir écrire librement. Même les écrivains occidentaux on au fond d'eux une sorte d'autocensure.

Peut-être que ce qui le caractérise le mieux est la notion de passage : entre les langues perse et française, entre l’écrit et l’image, puisqu’il a adapté certains de ses textes, entre les mots et la calligraphie, qui représente sans doute l’espace le plus intime de cet écrivain protéiforme. 

Ce n'est pas pour rien que toute notre littérature est fondée sur la poésie, car grâce à elle, nous nous échappons de la censure en usant de métaphores et de symboles, nous ne disons pas les choses directement. D'où l'absence de la tradition romanesque chez nous.

>>> Pour aller plus loin, une sélection d'Annelise Signoret >>>

Atiq Rahimi : un regard distancié. Portrait publié dans le magazine littéraire Nuit blanche (2012)

Entretien avec Jean-Claude Carrière et Atiq Rahimi, paru dans la Revue critique de fixxion française contemporaine à propos de l’adaptation de Syngué Sabour (2013)

Récits recueillis par Atiq Rahimi dans le camp de réfugiés palestiniens Burj El-Barajneh au Liban. Une série de documentaires sur des camps de réfugiés proposée par Arte.tv

Le prix Goncourt Atiq Rahimi est également photographe. Quelques photos sur le site de la galerie VU’.

Dans l’émission Square, Arte.tv offre une Carte blanche à l'écrivain et cinéaste Atiq Rahimi (à revoir sur YouTube)

Visite guidée de la première Biennale des photographes arabes (2015) en compagnie d’Atiq Rahimi.

Références

L'équipe

Delphine Chaume
Production
Clotilde Pivin
Réalisation
Chouchane Djergaian
Collaboration