William Karel ©Maxppp - Laurent Theillet
William Karel ©Maxppp - Laurent Theillet
William Karel ©Maxppp - Laurent Theillet
Publicité
Résumé

Au micro de Caroline Broué, William Karel revient tout d’abord sur ses années de travail à l’usine. De ses débuts en tant qu'autodidacte, jusqu’à la création de ses films, découvrez le parcours atypique de ce passionné d'histoire et prodige du 7e art.

En savoir plus

Parcours d'un autodidacte

Autodidacte ayant quitté l'école à l'âge de dix ans, William Karel a d’abord travaillé des années à l'usine comme tourneur fraiseur avant de devenir reporter photographe, puis photographe de plateau et enfin documentariste. Artisan et raconteur d’histoires, le cinéaste a réalisé près de 40 films en 30 ans - de 1992 à 2021 - dont quinze sur la Shoah, l'antisémitisme et Israël. Quinze autres sont consacrés à la conquête du pouvoir, autre grand thème qui anime profondément le réalisateur.

"J'avais toujours eu une passion pour le cinéma depuis que j'étais petit. Je voulais à tout prix faire du cinéma en arrivant à Paris, surtout après avoir travaillé à l’usine". William Karel

Publicité

Son talent, il le doit grâce à son amitié avec le réalisateur Maurice Pialat confie-t-il. En plus de lui inculquer une certaine technique cinématographique, il sera l’instigateur de son tout premier documentaire.

"Je lui dois tout, y compris la façon de filmer un regard". William Karel

37 min
Masterclasse de William Karel
Masterclasse de William Karel
© Radio France - Christine Bernard

Un documentariste passionné

Les documentaires riches et variés avec des portraits d’écrivains, d’Albert Cohen ou de Primo Levi, en passant par des investigations au sujet de grandes institutions comme la CIA ou le FMI, conférent à William Karel le statut de maître du documentaire historique et politique, auteur d'œuvres majeures largement reconnues. Et les prix sont là pour le prouver. Il obtient le prix Europa en 2003, le prix de la Scam en 2021 ainsi que le prix Consécration du cinéma par France-Culture.

Ce que souhaite faire passer William Karel, c'est un message d'espoir aux jeunes générations férues de cinéma : "il ne faut jamais baisser les bras lorsque l'on est passionné" affirme-t-il.

"Aujourd'hui, pour devenir documentariste, je pense qu’il faut d'abord s'accrocher mais je veux dire aux jeunes que cela est possible". William Karel

Masterclasse animée par Caroline Broué et enregistrée en public au Musée d'art et d'histoire du judaïsme à Paris

Références

L'équipe

Caroline Broué
Caroline Broué
Caroline Broué
Production
Peire Legras
Réalisation
Christine Bernard
Christine Bernard
Christine Bernard
Coordination
Sylvia Favre
Collaboration