Réforme du collège : les enseignants ont-ils voix au chapitre ?

France Culture
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Avec
  • Claude Seibel Inspecteur général honoraire de l’INSEE
  • Claire Krepper Secrétaire Nationale de l’UNSA
  • Marie-Caroline Le Gall Professeur de Français dans un collège en Seine-Saint-Denis
  • Bruno Riondel Professeur d’histoire
  • Marie Desplechin Journaliste et écrivaine

En ce mercredi 19 mai, les enseignants hostiles à la réforme du collège sont en grève. Après avoir entendu les politiques et les intellectuels s’exprimer sur le sujet, place aux enseignants qui mettront en application cette réforme. Partagent-ils le constat largement répandu d’un collège en échec ? Pensent-ils que cette réforme va dans le sens d’une baisse des inégalités ? Pourquoi l’école semble-t-elle si difficilement réformable ?

Najat Vallaud-Belkacem, Ministre de l'Education Nationale
Najat Vallaud-Belkacem, Ministre de l'Education Nationale
© Reuters - Philippe Wojazer

En 2014, 19.5% des élèves de 3e étaient incapables de résoudre un problème de mathématiques de niveau CM2. C’est le résultat d’une étude du Ministère de l’Education Nationale publiée ce dimanche. C’est presque 5 points de plus qu’en 2008. Si l’on ajoute à cette récente information la 25e position de la France au classement PISA des 65 pays de l’OCDE, le constat semble des plus inquiétants.

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Qualifié de « maillon faible » du système éducatif français, le collège est donc en première ligne. Dans le but affiché de contrer cette chute libre, la Ministre de l’Education Nationale, Najat Vallaud-Belkacem a présenté le 11 mars dernier sa réforme du collège immédiatement sous le feu des critiques. Deux mois plus tard, la contestation bat toujours son plein. Les enseignants opposés à cette réforme sont d’ailleurs dans la rue aujourd’hui même.

Après avoir entendu les politiques et les intellectuels de tous bords, place à ceux qui devront mettre en application cette réforme, les enseignants eux-mêmes. Partagent-ils le constat largement répandu d’un collège en échec ? Voient-ils dans l’accroissement de leur autonomie un signe de confiance ? Pensent-ils que cette réforme va dans le sens d’une baisse des inégalités ? Pourquoi l’école semble-t-elle si difficilement réformable ?

Ce sont quelques unes des questions que nous poserons à nos nombreux invités de ce matin. Nous recevons** Marie Desplechin, ** écrivaine, *Bruno Riondel, ** professeur d’histoire dans l’enseignement secondairequipublie le 20 mai « Considérations inconvenantes, sur l’école, l’islam et l’histoire en France à l’heure de la mondialisation » * (Editions du Toucan), Claire Krepper ,secrétaire Nationale de l’UNSA, Marie-Caroline Le Gall, ** professeure de Français dans un collège en Seine-Saint-Deniset **Claude Seibel, ** inspecteur général honoraire de l’INSEE.

**> Ce qui nous arrive demain avec Nicolas Martin : Oh, un nouveau bocal ! ** > Ce qui nous arrive en musique avec Matthieu Conquet : Róisín Murphy et ses jouets imberbes > Ce qui nous arrive avec Bertrand de Saint-Vincent en partenariat avec Le Figaro

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