La série Squid Game, mondialement connu, qui était une fiction va finalement devenir réalité ©Getty - Samir Hussein
La série Squid Game, mondialement connu, qui était une fiction va finalement devenir réalité ©Getty - Samir Hussein
La série Squid Game, mondialement connu, qui était une fiction va finalement devenir réalité ©Getty - Samir Hussein
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Résumé

Squid game, une série sud coréenne qui a fait le buzz et qui fait froid dans le dos va devenir réalité. Une télé-réalité basée sur ce concept, celui d'opposer des humains à divers jeux cyniques, va voir le jour en 2023. À la clef: une somme astronomique.

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On commence ce journal par une fiction qui va devenir réalité, celle de Squid Game, la série sud-coréenne de Netflix au succès mondial. La plateforme de streaming vient d’annoncer le lancement d’une télé-réalité basée sur son concept. A savoir, recruter 456 participants qui s’affronteront pour aller chercher 4,56 millions de dollars. Cela s’appelle le « Squid Game Challenge » et apparemment ce n’est pas la mort (comme dans la série ) qui attend nos valeureux candidats. Enfin apparemment, car pour l’heure nous en savons pas beaucoup plus sur les modalités de la partie, ni les contraintes. Pour s’inscrire, il faut parler anglais, avoir au moins 21 ans et être disponible pendant quatre semaines pour un tournage début 2023. Quel coup de génie de pousser le cynisme de la série vers les portes du réel. Combien d’entre nous seraient-ils prêts à faire mal ou à tuer pour empocher plus de 4,5 millions de dollars, le tout sous les caméras d’une plateforme qui profite de notre voyeurisme ? Je vous laisse réfléchir et oui cela va sans dire, vous êtes bien dans le meilleur des mondes !

Une censure qui n’aurait plus de limites

Un baiser lesbien, qui est apparu dans un film Disney, a attiré les foudres et la censure de plusieurs pays
Un baiser lesbien, qui est apparu dans un film Disney, a attiré les foudres et la censure de plusieurs pays
- Gabe Ginsberg

Fiction toujours, avec un simple baiser qui sème la panique morale dans de nombreux pays du Golf et d'ailleurs. Ce baiser entre deux personnages féminins se joue dans une séquence de « Buzz l’éclair », le dernier film des studios Pixar, qui appartient maintenant à la galaxie Disney. Seulement quelques petites secondes d’embrassades entre une amie de Buzz et sa compagne ont suffi pour susciter les fourches des Emirats, de l’Egypte ou encore de l’Indonésie. 14 pays en tout qui ne souhaitent pas « violer les normes de leurs pays », craignant que ce baiser lesbien pervertisse leur jeunesse…Cette censure anti-LGBT n’a rien d’inédite et les grands studios sont toujours partagés entre la loi du marché et se plier à la censure ou assumer leurs idées, coûte que coûte. Mais ce qu’il y a de plus étonnant c’est cette information révélée par le magazine américain Variety qui raconte que Disney souhaitait déjà couper ces élans amoureux avant de les maintenir sous la pression des employés de Pixar. La censure s’immisce donc partout et rappelons nous qu’elle peut vite ressurgir dans les démocraties, comme un éclair.

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La création d’un nouvel univers : «Lamina1»

Un nouveau monde immersif créé par Neil Stephenson
Un nouveau monde immersif créé par Neil Stephenson
© Getty - VCG

Et comment ne pas finir ce journal de la semaine « vivatechnicienne » sans évoquer le terme « Métavers» ? Son créateur n’est pas Mark Zuckerberg mais l’auteur cyberpunk de science-fiction, Neil Stephenson. C’est lui, qui en 1992, dans son roman « snow crash », « le samouraï virtuel », a posé le premier sur le papier ce terme devenu le buzz de l ‘année. Neil Stephenson en a peut être assez de voir sa « création conceptuelle » reprise à tort et à travers et vient d’annoncer qu’il allait passer de la fiction à la réalité en bâtissant son propre monde immersif « Lamina1 ». Un projet de métavers qui se veut plus écologique, décentralisé et cherchant à récompenser les artistes et créateurs à leur juste valeurs. Un univers promis comme gratuit, ouvert et fonctionnant sur une blockchain. On sent bien que Neil Stephenson cherche à reprendre la main sur son « bébé » pour lui offrir une version quasi utopique. On sent également ses craintes sur la dérive dystopique de ce concept. Il craint que quelques géants, Meta en premier chef, s'accapare ce nouveau monde pour en imposer ses codes et droits d’entrée au détriment des créateurs de valeurs. C’est un peu son histoire qui se rejoue, en bon romancier Neil Stephenson n’a pas déposé sa création comme « une marque », et se sent peut-être instrumentalisé par les marchands de la Valley. Comme bon nombre d’auteurs de science-fiction, ils nourrissent les imaginaires des marchands de la Tech qui se saisissent de leurs œuvres en évacuant leur portée critique. Nous verrons si le samouraï virtuel tiendra sa revanche !