La communauté musulmane des Rohingyas se réfugie dans de nombreux pays comme ici au Bangladesh, afin d'éviter la persécution birmane.
La communauté musulmane des Rohingyas se réfugie dans de nombreux pays comme ici au Bangladesh, afin d'éviter la persécution birmane. ©AFP - Munir Uz Zaman
La communauté musulmane des Rohingyas se réfugie dans de nombreux pays comme ici au Bangladesh, afin d'éviter la persécution birmane. ©AFP - Munir Uz Zaman
La communauté musulmane des Rohingyas se réfugie dans de nombreux pays comme ici au Bangladesh, afin d'éviter la persécution birmane. ©AFP - Munir Uz Zaman
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Depuis 2016 en Birmanie, la communauté musulmane des Rohingyas est persécutée par l'armée. Il y a peu, l'ONG Amnesty International a accusé le groupe américain Meta d'avoir entretenu et amplifié les messages de haine à l'égard de la communauté.

Les Nouvelles du Meilleur des mondes débutent avec le groupe Meta (maison mère de Facebook) qui est de nouveau dans le collimateur ! L’ONG Amnesty International accuse le système algorithmique de la plateforme américaine d’avoir entretenu et amplifié les messages de haine contre la communauté musulmane des Rohingyas.

Depuis 2016, l’armée birmane s’est livrée à une persécution contre cette communauté. Incendies, viols, meurtres, près d’un million de personnes ont dû fuir le pays pour des camps de fortune, notamment au Bangladesh. Des victimes soutenues par Amnesty demandent réparation au groupe Meta pour avoir laissé passer, sans modération suffisante, cette haine aveugle.

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Suffisante étant un euphémisme, d’après certains documents internes, en 2018 seuls 5 modérateurs étaient employés par la firme américaine en Birmanie pour tenter de réguler les contenus de 18 millions d’utilisateurs. Ce combat reste celui de David contre Goliath mais témoigne des failles dramatiques de la modération des plateformes.

La firme américaine Amazon a lancé un nouveau programme dont le contenu principal sera des vidéos générées par les sonnettes de l'entreprise.
La firme américaine Amazon a lancé un nouveau programme dont le contenu principal sera des vidéos générées par les sonnettes de l'entreprise.
© Getty - AaronP/Bauer-Griffin

Amazon sur les perrons américains

Les nouvelles continuent avec un nouveau programme produit par Amazon qui s’appelle "Ring Nation" et, malheureusement, qui entre dans la case "dystopie".

Le principe est simple : une humoriste américaine, Wanda Sykes, commente des images humoristiques de caméras de vidéosurveillance récupérées à partir des sonnettes connectées RING. Celles-ci sont installées sur des centaines de milliers de portes d’américaines et appartiennent, tout simplement, à Amazon. Ainsi, le programme propose de se bidonner devant des chutes sur les pas de portes, d’admirer des animaux sauvages qui passent et tous les autres moments du quotidien.

Une idée loin de faire rigoler les défenseurs des libertés individuelles. Un sénateur du Massachussetts a même déclaré qu’Amazon produisait "une publicité pure et simple pour ses produits et fait passer la vidéo surveillance pour du simple divertissement".

Pour rappel, les images issues des sonnettes RING sont depuis longtemps fournies aux services de police du pays. Elles ont permis l’identification de manifestants dans le cadre du mouvement "Black Live Matter". Finalement, il s’agit d’une espèce de "Big Brother de bas étage". Pour résumer, RING NATION est un programme produit par Amazon qui fait la promotion de sonnettes Amazon en se moquant des glissades de livreurs Amazon tout en banalisant la vidéosurveillance produite par Amazon.

En Arabie Saoudite, les influenceurs occidentaux sont accueillis et payés pour promouvoir au maximum le pays sur les réseaux sociaux.
En Arabie Saoudite, les influenceurs occidentaux sont accueillis et payés pour promouvoir au maximum le pays sur les réseaux sociaux.
© Getty - Patchareeporn Sakoolchai

L'Arabie Saoudite ou l'aimant à influenceurs

Ce journal se termine en Arabie saoudite, pour arpenter les magnifiques dunes ensablées, vivre un lever du soleil en plein désert après une nuit étoilée… Cette charmante carte postale est celle que promeut depuis 2019 des influenceurs payés par le régime pour développer l’industrie touristique et sortir de la dépendance pétrolière.

Cette campagne de communication, habituellement sous les radars classiques, s’intensifie depuis quelques mois. Selon Mediapart, pas moins de 300 influenceurs se sont rendus en Arabie saoudite ces trois derniers mois. Des stars occidentales des réseaux acheminées en avion et payées une petite fortune pour faire l’apologie du Royaume.

Une image aseptisée qui espère noyer dans l’oubli la problématique des droits humains et la répression d’une jeunesse, parfois féminine, qui aspire à plus de liberté. En août dernier, une militante des droits des femmes a été condamnée à 34 ans de prison pour des tweets féministes. Un paradoxe fondé par le prince héritier Mohammed Ben Salman, tout juste nommé Premier Ministre, qui doit desserrer son étreinte pour attirer une nouvelle clientèle sans déplaire aux plus conservateurs.

Accueillir un tsunami d'influenceurs pour redorer l'image d'un pays, vous êtes bien dans le Meilleur des mondes !