Les réseaux sociaux peuvent aujourd'hui censurer des propos considérés comme sensibles lorsqu'ils n'ont que pour intérêt de défendre des droits. ©Getty - SOPA Images
Les réseaux sociaux peuvent aujourd'hui censurer des propos considérés comme sensibles lorsqu'ils n'ont que pour intérêt de défendre des droits. ©Getty - SOPA Images
Les réseaux sociaux peuvent aujourd'hui censurer des propos considérés comme sensibles lorsqu'ils n'ont que pour intérêt de défendre des droits. ©Getty - SOPA Images
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Résumé

Les milliers d'informations que les GAFAM ont sur nous, nous portent aujourd'hui préjudice. Instagram censure des publications qui portent sur l'avortement ou sur les pilules abortives car considérées comme « sujet sensible ».

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Toute la saison nous avons navigué sur une frontière ténue entre utopie et dystopie, d’où notre emprunt à l’œuvre d’Aldous Huxley pour en faire un titre. Et nous sommes rattrapés aujourd’hui par celle de Margaret Atwood et sa servante écarlate qui dépeint un monde où la fécondité des femmes est contrôlée par un pouvoir autoritaire. On croit parfois rêvé ou cauchemardé et puis non, on se réveille en 2022 avec un pays comme les Etats-Unis qui par sa cours suprême remet en question le droit à l’avortement. Et voilà qu’Instagram masque des publications qui comporte le mot « avortement » car classées comme « sujet sensible », des messages proposant l’envoi de pilules abortives sont supprimés, le réseau plaide le bug mais la réalité est bien là, nous comprenons en quoi les milliers de données personnelles que nous avons confiées aux Gafam peuvent se retourner contre nous, nos droits et notre liberté. Les femmes américaines en payent aujourd’hui le prix…elles ne seront pas les dernières mais espérons comme dans l’œuvre de Margaret Atwood, une révolte et une rébellion digne de ce nom !

Tik Tok et son rôle primordial dans la guerre russo-ukrainienne

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Le réseau Tik Tok a permis aux ukrainiens de témoigner et de raconter leurs ressentis sur la guerre russo-ukrainienne
Le réseau Tik Tok a permis aux ukrainiens de témoigner et de raconter leurs ressentis sur la guerre russo-ukrainienne
- Future Publishing

Qui dit dernière émission, dit également dernières nouvelles du meilleur des mondes. Étant entouré par les plus grands journalistes tech que compte notre pays, je n’ai pas voulu me risquer à recenser les informations marquantes de la semaine, de peur d’en manquer une. Comme la marche arrière est souvent récompensée j’ai plutôt regardé dans le rétroviseur. Et en consultant les journaux de la saison, je suis retombé sur cette information de septembre 2021, qui annonçait qu’une université de Kiev s’apprêtait à lancer le premier diplôme pour devenir Tik Toker professionnel, le projet du directeur du cursus était, je cite, « d’ukrainiser la plateforme »…Quelques mois plus tard, la guerre était déclarée avec l’envahissement du pays par la Russie. Et nous avons pu observer à quel point le réseau social chinois a joué et joue encore un rôle clef dans la guérilla informationnelle, la sensibilisation de l’opinion internationale, ce conflit restera dans l’histoire comme la première guerre sur Tik Tok ou des courtes vidéos musicales racontent l’horreur et nous donnent une vision épileptique du conflit. La guerre du Golf dans les années 90 aura été celle des radios d’informations continues comme France Info, trente ans plus tard, ce sont les réseaux qui s’imposent. Et Zelenski est plus que jamais un homme qui embrasse les codes du récit sur les réseaux. Un terrain de guerre, objet de terrains de recherche que nous ne manquerons pas de défricher !

Un monde meilleur guidé par de nouvelles technologies

De nouvelles technologies pour un monde meilleur
De nouvelles technologies pour un monde meilleur
© Getty - Andriy Onufriyenko

Oui c’est le lot de ce journal, il est souvent déprimant sur notre monde numérique car il témoigne que la technologie peut être utilisée comme une arme dangereuse au service du pire, que ses architectes la pense souvent sans trop se soucier des répercussions éthiques et qu’un manque criant de régulation se fait sentir. Mais chers auditeurs et auditrices, vous pourrez compter sur nous, à notre petit niveau, pour continuer à interroger cette Technologie qui nous fascine, nous émerveille et nous inquiète en invitant celles et ceux qui la pensent et la font au quotidien. Et nous serons là également pour espérer ensemble non pas un meilleur des mondes mais bien un monde meilleur !

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