Le comédien Alain Cuny dans la pièce "La Danse de mort" en février 1970 à Paris.
Le comédien Alain Cuny dans la pièce "La Danse de mort" en février 1970 à Paris.
Le comédien Alain Cuny dans la pièce "La Danse de mort" en février 1970 à Paris. ©Getty - Yves LEROUX/Gamma-Rapho via Getty Images
Le comédien Alain Cuny dans la pièce "La Danse de mort" en février 1970 à Paris. ©Getty - Yves LEROUX/Gamma-Rapho via Getty Images
Le comédien Alain Cuny dans la pièce "La Danse de mort" en février 1970 à Paris. ©Getty - Yves LEROUX/Gamma-Rapho via Getty Images
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Résumé

Entretiens avec Alain Cuny 3/5. Dans ce troisième entretien, le comédien évoque ses rapports avec les psychanalystes René Laforgue et Françoise Dolto, son entrée et ses débuts au théâtre chez Charles Dullin. (1ère diffusion : 07/01/1976),

avec :

Alain Cuny.

En savoir plus

Si Alain Cuny a été l'un des considérables comédiens de son siècle, il aurait pu suivre une toute autre voie, comme nous allons l'entendre dans le troisième des cinq entretiens qu'il accordait en 1975 à Fernande Schulmann. Encouragé par René Laforgue, l'un des pionniers de son introduction en France, Alain Cuny aurait pu notamment exercer la psychanalyse.

Il évoquait d'ailleurs dans cette émission son amitié de toute une vie avec Françoise Dolto. Mais pour le plus grand bénéfice du théâtre, et du cinéma, ce fut bien comédien qu'il devint. Par hasard, si l'on peut dire, puisque le hasard avait le visage d'une jeune fille dans les pas de laquelle, comme va magnifiquement le raconter Alain Cuny, il débarqua un jour dans le cours de Dullin, dont le premier coup d'œil mesura sans hésiter la valeur de la pépite tombée du ciel sur son plateau. 

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Et alors que j’allais la quitter, c'était au théâtre de l'Atelier, Dullin est entré. Et Dullin entrant, un silence n'est-ce pas s'est établi, personne n'a plus bougé, et moi-même je n'ai pas pu me lever et m’en aller. Si bien que Dullin a cru que j'étais un nouveau. Il m'a demandé si j'avais déjà travaillé, je lui ai dit non. Alors il m’a conseillé de travailler un passage d'une pièce élisabéthaine de Ford qui est 'Dommage qu’elle soit une Putain'. (…) Je n'avais aucune idée de ce que c'était que de faire du théâtre, je ne savais pas ce que ça signifiait."

Pour conclure cet entretien, Alain Cuny disait sa passion pour l'alexandrin : 

Un beau vers dit dans l’intimité, dans l’intuition, dans le discernement de l’esprit de l’auteur, quand on arrive à cette perception, on peut presque suivre l’exercice déchirant nécessaire à la réalisation, à la naissance d’un beau vers. Et c’est tellement poignant qu’il suffit de l’avoir compris pour devenir poignant à notre tour. 

  • Par Fernande Schulmann - Avec Alain Cuny
  • Entretiens avec Alain Cuny 3/5 (1ère diffusion : 07/01/1976)
  • Indexation web : Sandrine England, Documentation sonore de Radio France
  • Archive Ina-Radio France
24 min
24 min
26 min
Références

L'équipe

Philippe Garbit
Philippe Garbit
Philippe Garbit
Production
Hassane M'Béchour
Collaboration
Dans l'atelier de restauration de l'Ina, antenne Radio France
Dans l'atelier de restauration de l'Ina, antenne Radio France
Albane Penaranda
Production déléguée
Virginie Mourthé
Réalisation
Mathilde Wagman
Production déléguée