Thom Thom autoportrait au cutter
Thom Thom autoportrait au cutter - Jean Faucheur
Thom Thom autoportrait au cutter - Jean Faucheur
Thom Thom autoportrait au cutter - Jean Faucheur
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Pour ce premier entretien de la "Nuit spéciale - Street art et Art urbain 2/2", Albane Penaranda a rencontré Fancie, Bob Jeudy et Thom Thom, (respectivement graffeuse, collectionneur et artiste urbain) qui retracent la jeune histoire du "Street art" nommé également "Art urbain"...

Avec
  • Bob Jeudy Collectionneur, conseiller artistique et curateur en art contemporain
  • Fancie Graffeuse et productrice musicale
  • Thom Thom Artiste urbain

Poussé sur le pavé, le Street art trône dorénavant dans les musées et les salons des collectionneurs dont il fait chauffer les cartes de crédit. On parle même couramment de "Street art contemporain", depuis qu'il a fait son entrée sur ce marché. Au cours de cette seconde Nuit consacrée au Street art, nous nous intéressons aux paradoxes de cet art de la rue, nourri de la poésie du caniveau, du béton et du bitume, qui a conquis les beaux quartiers et ses titres de noblesse artistique, en puisant à pleines mains dans la très riche poubelle de la contre-culture pop et rock, punk et rap.

Nous le faisons en compagnie de la graffeuse Fancie, et de Bob Jeudy, lui-même collectionneur et président du MUR, une association qui offre un mur d'exposition éphémère aux artistes et aux graffeurs dans le 11ème arrondissement de Paris. Avec eux, Thom Thom, artiste urbain et initiateur de ce mur avec Jean Faucheur, nous parle du présent du Street art. De ces trois invités, nous apprenons comment, à l'heure d'internet et des réseaux sociaux, un art de l'éphémère, à l'origine hors-la-loi, est aujourd'hui accueilli à bras ouverts par l'institution et comment certaines de ses productions peuvent maintenant se négocier à coups de centaines de milliers d'euros ou de dollars. De Restif de la Bretonne à Invader, en passant par Ernest Pignon-Ernest, Miss.Tic, Rafaël Gray, TZC et l'analyse singulière des graffs et tags par le philosophe Alain Milon, les archives de l'INA qui composent le programme de cette Nuit refont le parcours qui va du graffiti au Street art. Doit-on d'ailleurs parler de Street art ou d'Art urbain ? Le débat reste ouvert.

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Thom Thom revient sur les apports du Street art :

"Taguer "quelqu'un aujourd'hui tout le monde sait ce que cela signifie sur Facebook, avoir un mur sur lequel on va pouvoir s'afficher, et faire sa propre promotion. C'est devenu une pratique possible pour tous, mais virtuellement, alors que c'était la panacée d'un petit groupe de graffeurs. Une bonne partie de ce que l'on appelle "le langage sms" est d'abord apparu sur les murs avec par exemple l'usage des chiffres et tout un tas de langages qu'on qualifierait de numérique est également né sur les murs.

  • Par Albane Penaranda
  • Réalisation : Virginie Mourthé
  • Avec la collaboration de Hassane M'Béchour
  • Indexation web : Sandrine England, Documentation sonore de Radio France

Vous pouvez écouter la 2ème partie de cet entretien, et la dernière.

L'équipe

Philippe Garbit
Philippe Garbit
Philippe Garbit
Production
Hassane M'Béchour
Collaboration
Dans l'atelier de restauration de l'Ina, antenne Radio France
Dans l'atelier de restauration de l'Ina, antenne Radio France
Albane Penaranda
Production déléguée
Virginie Mourthé
Réalisation
Mathilde Wagman
Production déléguée