L'acteur Serge Reggiani à Paris dans les années 50
L'acteur Serge Reggiani à Paris dans les années 50
L'acteur Serge Reggiani à Paris dans les années 50 - QUINIO/Gamma-Rapho
L'acteur Serge Reggiani à Paris dans les années 50 - QUINIO/Gamma-Rapho
L'acteur Serge Reggiani à Paris dans les années 50 - QUINIO/Gamma-Rapho
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Résumé

Au cours de cette émission enregistrée en 1952, et consacrée à l'auteur des Fleurs du Mal, Serge Reggiani lit des poèmes de Baudelaire, notamment "Le serpent qui danse" et "L'irrémédiable".

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Baudelaire était-il croyant ? Dans son journal, le poète écrit "Moi je dis : la volupté unique et suprême de l'amour gît dans la certitude de faire le mal. Et l'homme et la femme savent de naissance que dans le mal se trouve toute volupté."

Baudelaire, qui se laissait volontiers subjugué par les deux infinis que sont le ciel et l’enfer croyait à l'existence d'un Bien et d’un Mal moraux. Comme il avait éprouvé la différence entre le Bien physique et au Mal physique, même s'il essayait de les mêler dans son alambic. Alors Baudelaire, chrétien par nature ? Comment comprendre sa phrase ambiguë "Dieu est le seul être qui pour régner n’aurait même besoin d’exister" dans laquelle Jean-Paul Sartre au contraire a vu un argument contre la foi de Baudelaire ?

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A l'aide de nombreuses lectures de textes et de poèmes, cette émission se propose d’analyser le thème de la conscience du mal dans l’œuvre de Charles Baudelaire, la façon dont le poète croit en la notion d’un Bien et d’un Mal qui se font face, et sans lesquels il n’y aurait pas cette double postulation vers Dieu et vers Satan, qu'il évoque au 12e feuillet de Mon cœur mis à nu au sujet de la musique de Richard Wagner, en particulier de l’ouverture de Tannhäuser avec le thème du chant des pèlerins et celui du Venusberg : “Il y a dans tout homme, à toute heure, deux postulations simultanées, l'une vers Dieu, l'autre vers Satan. L'invocation à Dieu, ou spiritualité, est un désir de monter en grade ; celle de Satan, ou animalité, est une joie de descendre .” Parce que son art se sentait frère du sien, à une profondeur inouïe, la musique de Richard Wagner avait profondément bouleversé Baudelaire.

Charles Baudelaire, une émission proposée par Stanislas Fumet dans le cadre de la série "Cent ans de spiritualité dans les Lettres françaises"

  • Textes et poèmes lus par Tania Balachova, Jean Chevrier de la Comédie française et Serge Reggiani
  • Illustrations musicales tirées de l’œuvre de Richard Wagner
  • Réalisation Alain Trutat
  • Première diffusion : 26 février 1952
Références

L'équipe

Philippe Garbit
Philippe Garbit
Philippe Garbit
Production
Christine Goémé
Production déléguée
Hassane M'Béchour
Collaboration
Virginie Mourthé
Réalisation
Dans l'atelier de restauration de l'Ina, antenne Radio France
Dans l'atelier de restauration de l'Ina, antenne Radio France
Albane Penaranda
Production déléguée