La salle des conférences du Sénat, en septembre 2001 au Palais du Luxembourg à Paris.
La salle des conférences du Sénat, en septembre 2001 au Palais du Luxembourg à Paris.
La salle des conférences du Sénat, en septembre 2001 au Palais du Luxembourg à Paris. ©AFP - JEAN-PIERRE MULLER
La salle des conférences du Sénat, en septembre 2001 au Palais du Luxembourg à Paris. ©AFP - JEAN-PIERRE MULLER
La salle des conférences du Sénat, en septembre 2001 au Palais du Luxembourg à Paris. ©AFP - JEAN-PIERRE MULLER
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Résumé

Une archive de 1975 depuis les couloirs du Sénat pour fêter son centenaire avec visite des lieux, débat sur le rôle de la chambre haute du parlement, et une interview de son président Alain Poher, qui fut président de la République par intérim en 1969 puis en 1974.

avec :

Gaston Monnerville, Charles de Gaulle (homme d'Etat, général (1890-1970)).

En savoir plus

Le Sénat est un lieu de pouvoir essentiel dans la République et c’est bien ainsi que l’entendent les sénateurs eux-mêmes. C’est ce qui apparaît dans cette émission de 1975, une Après-midi de France Culture diffusée en direct du Sénat à l’occasion du centenaire de l’institution qui a vu le jour, sous sa forme républicaine, en 1875.

Près de trois heures d’émissions depuis les couloirs du Palais du Luxembourg avec visite des lieux, débat sur le rôle de la chambre haute du parlement et même une interview de son président Alain Poher, deux fois président de la République par intérim en 1969 puis en 1974, d’où son surnom "ManPoher", spécialiste de l’intérim, une plaisanterie qui collait bien à la rondeur du personnage.

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A l’époque du gaullisme triomphant le Sénat constitue déjà une assemblée contestataire sous l’égide d’Alain Poher puis d’Alain Poher, ce qui amène de Gaulle à tenter de le réformer radicalement, avec le résultat que l’on sait : l’échec du référendum de 1969 et le départ du fondateur de la Cinquième République.

De Gaulle avait pourtant lui-même plaidé pour l’institution d’une deuxième chambre dotée de solides pouvoirs quelques années plus tôt en 1946 dans son discours de Bayeux... Illustrant d’ailleurs en quoi la théorie et la pratique du pouvoir diffèrent sensiblement.

Tout au long de la Cinquième République le palais du Luxembourg conserve jalousement son rôle de chambre d’équilibre ou de modération jusqu’aux auditions très médiatiques d’Alexandre Benalla, le conseiller d’Emmanuel Macron en 2018 et 2019, sous l’oeil vigilant de Philippe Bas, président de la commission des lois.

Avec Pierre Marcilhacy, Edouard Bonnefous, Geoffroy de Montalembert, Marcel Champeix, Gérard Minvielle, Yvon Coude du Foresto, Louis Gros, Léon Jozeau Marigne, Jacques Genton, Pierre-Christian Taittinger, André Fosset, Etienne Dailly, Marie-Thérèse Goutmann, Philippe de Bourgoing, Georges Marianne, Brigitte Gros, Pierre Carous, Hector Viron, Marcel Gargar et Alain Poher.

  • Par Olivier Warin, Jean-François Vallée et Jacques Pradel
  • Avec en archives, les voix de Charles de Gaulle et Gaston Monnerville
  • Deux-cents minutes pour comprendre : Le centenaire du sénat (1ère diffusion : 15/05/1975)
  • Indexation web : Documentation Sonore de Radio France
  • Archive Ina-Radio France
Références

L'équipe

Antoine Dhulster
Production déléguée
Hassane M'Béchour
Collaboration
Virginie Mourthé
Réalisation
Anne de Biran
Collaboration
Dans l'atelier de restauration de l'Ina, antenne Radio France
Dans l'atelier de restauration de l'Ina, antenne Radio France
Albane Penaranda
Production déléguée