Mélanie Thierry dans "La Douleur", d'Emmanuel Finkiel
Mélanie Thierry dans "La Douleur", d'Emmanuel Finkiel - Les Films du Losange
Mélanie Thierry dans "La Douleur", d'Emmanuel Finkiel - Les Films du Losange
Mélanie Thierry dans "La Douleur", d'Emmanuel Finkiel - Les Films du Losange
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Dans ce premier entretien, Emmanuel Finkiel évoquait les archives qu'il avait choisies pour sa Nuit rêvée, diffusée pour la première fois en janvier 2018. Les souvenirs d’enfance d’Esther Gorintin, un conte d’Isaac Bashevis Singer, mais aussi les voix de Jean-Paul Sartre et de Benny Lévy.

Dans une nuit rêvée par Emmanuel Finkiel, on écoute les souvenirs d’enfance d’Esther Gorintin, un conte d’Isaac Bashevis Singer, les voix de Jean-Paul Sartre, de Benny Lévy et de Jacques Lacan, la musique de Gyorgy Ligeti, la poésie d’Henri Michaux, et pour finir une belle leçon de Jean Douchet sur le cinéma de Jean-Luc Godard. 

Après avoir travaillé pendant une quinzaine d’années comme assistant réalisateur auprès de Bertrand Tavernier, Krzysztof Kieslowski ou encore Jean-Luc Godard, Emmanuel Finkiel s’affirmait, dès ses deux premiers films, Madame Jacques sur la Croisette (1997) et Voyages (1999), comme l’un des cinéastes les plus singuliers de sa génération. 

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A l’occasion de la sortie en salles de son dernier film, La douleur, une adaptation du roman de Marguerite Duras, en janvier 2018, il nous avait dit de quelle façon ces personnalités nourrissent son travail et son imaginaire.  Sur l'idée de porter ce texte à l'écran, il expliquait : 

L'envie date de longtemps. J'ai dû lire le texte pour la première fois quand j'avais vingt ans [...]. C'est un texte qui m'avait saisi, mais je n'aurais jamais osé, à l'époque, l'adapter au cinéma.

Emmanuel Finkiel évoquait son choix d'archives pour la première partie de la nuit. A propos de Jean-Paul Sartre, il se souvenait : 

Je n'ai pas fait d'études universitaires, je pense que cela a été une espèce de complexe, longtemps. Si bien que j'ai abordé toutes ces choses-là en autodidacte pur. Le premier que j'ai trouvé sur mon chemin, et je ne l'ai jamais quitté, c'est Jean-Paul Sartre. (...) Cette narration extrêmement subjective, au ras des perceptions, cela m'avait marqué. (...) Au fond il parlait beaucoup du présent et de la présence, et il me semblait que le présent était la grande affaire du cinéma. Le cinéma ne pouvait raconter que des moments de présent.  Que vous les mettiez au présent dans la narration, au passé ou au futur, ce sont en soi des moments de présent, par essence, que vous enregistrez.

Ecouter la 2ème partie de l'entretien, la dernière

  • Production : Mathilde Wagman 
  • Réalisation : Virginie Mourthé 
  • Avec la collaboration de Hassane M'Béchour 
  • Indexation web : Sandrine England, Documentation Sonore de Radio France
  • Archives Ina Radio-France

L'équipe

Philippe Garbit
Philippe Garbit
Philippe Garbit
Production
Hassane M'Béchour
Collaboration
Dans l'atelier de restauration de l'Ina, antenne Radio France
Dans l'atelier de restauration de l'Ina, antenne Radio France
Albane Penaranda
Production déléguée
Virginie Mourthé
Réalisation
Mathilde Wagman
Production déléguée