L'écrivain Frédéric Dard en 1991.
L'écrivain Frédéric Dard en 1991. ©Getty - Elisabeth Andanson/Corbis via Getty Images
L'écrivain Frédéric Dard en 1991. ©Getty - Elisabeth Andanson/Corbis via Getty Images
L'écrivain Frédéric Dard en 1991. ©Getty - Elisabeth Andanson/Corbis via Getty Images
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En 1988 l'écrivain Frédéric Dard se confiait avec verve à Jean-Louis Ezine, notamment sur sa conception de la littérature populaire dans "A Voix nue - Frédéric Dard", parties 4 et 5 (1ère diffusion : 13 et 14/10/1988).

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Cette série d'entretiens cherche à révéler combien "ce Balzac du roman noir est un colosse au pied d'argile". Un rien fait vaciller Frédéric Dard dans le doute, la nostalgie, le remords ou l'émotion que le jeu de la confidence ne parvient plus à maîtriser. Dans ces deux entretiens donnés pour "A Voix nue" il donne sa conception de la littérature populaire, évoque sa relation complice avec Michel Audiard : 

Il y a une très grande différence avec Audiard, ce que je fais à l’air cinématographique mais ça l’est moins qu’on ne le suppose, là est la vérité. Je crois que le cinéma est un style à part, et Audiard avait ce style […] quand il y a un film d’Audiard le soir à la téloche je prends toujours un immense plaisir à le regarder et à écouter ses dialogues.

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Sur sa conception de la littérature populaire :

Premièrement : intéresser, c’est le critère 'number one', on fait de la littérature populaire je pèse bien le mot, c’est-à-dire qui doit avoir une large audience et être lue par des gens qui ne sont pas nécessairement des intellectuels. Il ne faut pas qu’ils baillent mais j’ai eu à cœur de les intéresser en leur apportant, en leur donnant autre chose, en faisant passer tout ce qui me chicane, des considérations sur la vie, une espèce de philosophie (de bistrot peut-être), des considérations sur la mort, la vie, la misère d’homme.  [...] J’invente des histoires, j’ai beaucoup d’imagination, une imagination que l'on dit débordante. A cette imagination, j’ajoute le goût du style et de l’expression, ça se fait sûrement à mon insu. 

Je sais que l’avenir sera de plus en plus grand pour cette littérature, je crois qu’elle submerge tout.

Dans ces entretiens, il explique aussi pourquoi il n'a aucun désir d'entrer à l'Académie française, il évoque son style et son plaisir à inventer des mots. Enfin, il revient sur l'enlèvement de sa fille, en 1983, qui restera une blessure inguérissable malgré le dénouement heureux du kidnapping.

  • Par Jean-Louis Ezine 
  • Réalisation Marie-Andrée Armynot
  • A voix nue - Frédéric Dard 2/2 : Parties 4 et 5 (1ère diffusion : 1ère diffusion : 13 et 14/10/1988)
  • Indexation web : Sandrine England, Documentation sonore de Radio France
  • Archive Ina-Radio France

L'équipe

Philippe Garbit
Philippe Garbit
Philippe Garbit
Production
Hassane M'Béchour
Collaboration
Virginie Mourthé
Réalisation
Mathilde Wagman
Production déléguée
Dans l'atelier de restauration de l'Ina, antenne Radio France
Dans l'atelier de restauration de l'Ina, antenne Radio France
Albane Penaranda
Production déléguée