En mai 1968, manifestation unitaire, lycéens de Jean-Baptiste Say et travailleurs de la Ratp, 29 mai 1968
En mai 1968, manifestation unitaire, lycéens de Jean-Baptiste Say et travailleurs de la Ratp, 29 mai 1968 ©AFP - Jacques MARIE
En mai 1968, manifestation unitaire, lycéens de Jean-Baptiste Say et travailleurs de la Ratp, 29 mai 1968 ©AFP - Jacques MARIE
En mai 1968, manifestation unitaire, lycéens de Jean-Baptiste Say et travailleurs de la Ratp, 29 mai 1968 ©AFP - Jacques MARIE
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Deuxième entretien avec Henri Leclerc, avocat et militant à La Ligue des Droits de l'Homme. Invité de cette Nuit, il a choisi de faire entendre notamment Pierre Vidal-Naquet, Victor Basch, Albert Naud et des archives consacrées à Victor Hugo et Anatole France. Entretien 2/3 par Albane Penaranda.

Avec
  • Henri Leclerc Avocat, président d'honneur de la Ligue des Droits de l'Homme.

Henri Leclerc, tout au long de cette Nuit, revient sur son parcours d'avocat et de militant, sur ses combats, que nous rappellent certaines des archives qu'il a voulu entendre.
Dans les émissions de son programme, puisées dans le fonds de l'INA, sont évoqués aussi les œuvres littéraires et les auteurs qui ont nourri sa formation ; évoqués aussi, les moments de notre histoire dans lesquels se sont forgées les convictions de ce très grand avocat.   

Dans ce deuxième entretien Henri Leclerc revient sur sa relation à la presse, lui qui fut l'avocat du journal Libération. Il évoque ce que représente encore Mai 68 pour lui : 

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Un moment de rêve où quelque chose se libère, brusquement voilà que la jeunesse veut changer le monde… le dit, et que surtout la classe ouvrière part derrière : c’est la plus formidable grève qu'il y ait eu en France [...] le SMIC a été augmenté de 25%, c’est dire à quel point on en était !

Il parle ensuite longuement de la prison, des prisons françaises indignes d'une république : "Il faut une autre conception de la répression avec des moyens financiers pour préparer à la réinsertion".

Il évoque Victor Hugo et Les Misérables lu à 14 ans sur lequel il dit :

C’est un livre continent. L’analyse de Mona Ozouf est l'une des plus intelligentes qui soit sur 'Les Misérables' .

Il explique ensuite pourquoi il apprécie beaucoup Anatole France et son choix d’écouter un extrait de son roman Les Dieux ont soifs (lu par Michel Bouquet), qui se déroule durant la terreur.

Il termine sur sa conception du métier d'avocat : "Quand on est avocat il faut connaître l’histoire de la démocratie, l’histoire de la loi".

Ecouter la première partie de l'entretien, la dernière

  • Production : Albane Penaranda
  • Réalisation : Virginie Mourthé
  • Avec la collaboration de Hassane M'Béchour
  • Indexation web : Sandrine England, Documentation sonore de Radio France

L'équipe

Philippe Garbit
Philippe Garbit
Philippe Garbit
Production
Hassane M'Béchour
Collaboration
Dans l'atelier de restauration de l'Ina, antenne Radio France
Dans l'atelier de restauration de l'Ina, antenne Radio France
Albane Penaranda
Production déléguée
Virginie Mourthé
Réalisation
Mathilde Wagman
Production déléguée