Marlène Dietrich sur le tournage de "Le Grand Alibi" réalisé en 1950 par Alfred Hitchcock.
Marlène Dietrich sur le tournage de "Le Grand Alibi" réalisé en 1950 par Alfred Hitchcock.
Marlène Dietrich sur le tournage de "Le Grand Alibi" réalisé en 1950 par Alfred Hitchcock. ©Getty - Warner Bros Pictures/ Sunset Bld/ Corbis
Marlène Dietrich sur le tournage de "Le Grand Alibi" réalisé en 1950 par Alfred Hitchcock. ©Getty - Warner Bros Pictures/ Sunset Bld/ Corbis
Marlène Dietrich sur le tournage de "Le Grand Alibi" réalisé en 1950 par Alfred Hitchcock. ©Getty - Warner Bros Pictures/ Sunset Bld/ Corbis
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Résumé

En 1962, Alfred Hitchcock accorde une série d'entretiens à François Truffaut. En 1999, ces échanges sont diffusés en 25 épisodes sur France Culture. Dans le 17ème épisode, Hitchcock évoque son film "Stage Fright", dont le titre français est "Le Grand Alibi", tourné en 1950 avec Marlène Dietrich.

avec :

François Truffaut, Alfred Hitchcock.

En savoir plus

Enregistrés sur magnétophone avec Helen Scott à la traduction, ces entretiens entre les deux cinéastes Hitchcock et Truffaut commencent en août 1962, alors qu'Hitchcock vient de terminer Les Oiseaux. Ils seront la base du célèbre livre dit le "Hitchbook" (Hitchcock / Truffaut. Entretiens), qui paraitra en 1966.

Who done it ? Qui l'a fait ?

En 1949, de retour en Angleterre, Alfred Hitchcock connaît un creux dans sa carrière. Il réalise un petit mélodrame policier sur le monde du théâtre, intitulé Stage Fright (le trac), traduit en français par Le Grand Alibi. En 1951, il revient sur le devant de la scène avec L’ Inconnu du Nord Express tiré du roman de Patricia Highsmith, qui l’intronise comme maître du suspense. François Truffaut qualifie Le Grand Alibi de film policier dans la tradition d’Agatha Christie où l'on cherche un coupable.

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Alfred Hitchcock reconnaît avoir commis une erreur magistrale dans Le Grand Alibi : insérer un flash-back fallacieux. Mais pourquoi un personnage n’aurait-il pas le droit de mentir ? Il évoque ses difficultés avec la comédienne Jane Wyman qui détestait se voir à l’écran à côté de la sublime Marlène Dietrich, et pleurait aux séances de rushes. François Truffaut suggère à Alfred Hitchcock de rencontrer à Paris Jeanne Moreau qui, à l instar du réalisateur anglais, ne se rend jamais aux projections des rushes.

Les tables de la loi du cinéma

François Truffaut a la dent dure avec Le Grand Alibi, 90 minutes, inutilement longues. Il pense que si l’on ne s’intéresse pas beaucoup au film c'est que les personnages n’y sont pas en danger. Pour Alfred Hitchcock, la grand faiblesse du film est d’avoir enfreint une règle cardinale au cinéma : "dans Le Grand Alibi, les méchants ont la frousse. Or au cinéma, plus le méchant est méchant, plus le film est réussi".

François Truffaut salue la capacité de son homologue anglais à tirer des leçons des erreurs et rebondir magistralement, proposant à une philosophie applicable à la vie en général.

  • Par Serge Toubiana, Nicolas Saada
  • Entretiens avec Alfred Hitchcock Par François Truffaut, 17/25 - Traduction Helen Scott
  • Enregistrement 13 août 1962 - 1ère diffusion : 26/10/1999
  • Rédaction web : Anne de Biran et Sandrine England, Documentation sonore de Radio France
Références

L'équipe

Antoine Dhulster
Production déléguée
Hassane M'Béchour
Collaboration
Virginie Mourthé
Réalisation
Anne de Biran
Collaboration
Dans l'atelier de restauration de l'Ina, antenne Radio France
Dans l'atelier de restauration de l'Ina, antenne Radio France
Albane Penaranda
Production déléguée
Mathias Le Gargasson
Production déléguée