James Stewart et Kim Novak dans Vertigo 1958
James Stewart et Kim Novak dans Vertigo 1958
James Stewart et Kim Novak dans Vertigo 1958 ©Getty - Fotos international/ Archive Photos
James Stewart et Kim Novak dans Vertigo 1958 ©Getty - Fotos international/ Archive Photos
James Stewart et Kim Novak dans Vertigo 1958 ©Getty - Fotos international/ Archive Photos
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Résumé

En 1962, Alfred Hitchcock accorde un long entretien à François Truffaut. En 1999, cette conversation est diffusée en 25 épisodes sur France Culture. Dans le numéro 21, Hitchcock et Truffaut abordent le thème de la puissance du fantasme dans le film "Vertigo" ("Sueurs Froides") de 1958.

avec :

François Truffaut, Alfred Hitchcock.

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"Mes rêves sont raisonnables"

Dans le volet numéro 21 de cette série en 25 épisodes qui donne à entendre le dialogue entre les cinéastes Alfred Hitchcock et François Truffaut enregistré en 1962, le réalisateur britannique évoque l'un de ses plus beaux films, Vertigo (Sueurs froides), inspiré du roman de Boileau-Narcejac, D'entre les morts.

Hitchcock confesse le souci d’authenticité et de "vérité" (en français dans le texte) avec lequel il a tourné The Wrong Man (Le Faux coupable) en 1957, d'après une histoire vraie lue dans Life Magazine. Un musicien de jazz, Henry Fonda, est accusé d’un crime qu’il n’a pas commis. Truffaut relève le ton exceptionnellement neutre du film, et la contradiction entre un matériau documentaire et le style fictionnel d'Hitchcock. Celui-ci rappelle que ce film est une production commerciale qu’il a réalisée gratuitement par obligation contractuelle avec la Warner.

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Puis, Truffaut aborde l’aspect poétique, onirique, lent, majestueux de Vertigo ("Sueurs froides") 1958. Hitchcock rêve-t-il dans la vie courante ? "Non" répond le maître du suspense : "mes rêves sont très raisonnables".

Truffaut établit un parallèle entre la structure des scénarios d'Hitchcock : le péril, la solitude, un homme seul, cerné par des menaces terrifiantes, et la logique du cauchemar. En effet confirme Hitchcock ce film "est peut-être une plongée à l’intérieur de moi-même. Je ne me satisfais pas de l’ordinaire."

"Et après ?"

James Stewart recrée une femme à partir de l'image d'une morte, un conte de fées morbide, nécrophile. Hitchcock reconnait que, dans son travail, il se met régulièrement, mentalement, dans la position d’un petit garçon sur les genoux de sa mère à qui il demande  : "Et après ?" En fournissant des informations au public on passe de la surprise au suspense. Puis, Hitchcock aborde la puissances des images sexuelles et de l’idéal féminin qui obsèdent James Stewart. Les efforts de Stewart pour habiller une femme qui équivalent à la déshabiller. La femme se déshabille mais ne veut pas enlever sa culotte. Truffaut trouve que Kim Novak "bestiale et passive" correspond bien au personnage.

  • Production : Serge Toubiana et Nicolas Saada
  • Entretiens avec Alfred Hitchcock par François Truffaut 21/25 -Traduction : Helen Scott
  • Enregistrement 13 au 20 août 1962 - 1ère diffusion 01/11/1999
  • Rédaction web : Anne de Biran et Sandrine England, Documentation sonore de Radio France
Références

L'équipe

Antoine Dhulster
Production déléguée
Hassane M'Béchour
Collaboration
Virginie Mourthé
Réalisation
Anne de Biran
Collaboration
Dans l'atelier de restauration de l'Ina, antenne Radio France
Dans l'atelier de restauration de l'Ina, antenne Radio France
Albane Penaranda
Production déléguée
Mathias Le Gargasson
Production déléguée