Robert Donat et Madeline Carroll dans "Les 39 Marches " réalisé en 1935 par Alfred Hitchcock
Robert Donat et Madeline Carroll dans "Les 39 Marches " réalisé en 1935 par Alfred Hitchcock
Robert Donat et Madeline Carroll dans "Les 39 Marches " réalisé en 1935 par Alfred Hitchcock ©Getty - Silverscreen Collection
Robert Donat et Madeline Carroll dans "Les 39 Marches " réalisé en 1935 par Alfred Hitchcock ©Getty - Silverscreen Collection
Robert Donat et Madeline Carroll dans "Les 39 Marches " réalisé en 1935 par Alfred Hitchcock ©Getty - Silverscreen Collection
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Résumé

En 1962, Alfred Hitchcock accorde un long entretien à François Truffaut. En 1999, cette conversation est diffusée en 25 épisodes sur France Culture. Dans ce cinquième échange autour de "The 39 Steps" (1935) Hitchcock pose les jalons du film de poursuite, riche en péripéties et rebondissements.

avec :

François Truffaut, Alfred Hitchcock.

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Truffaut et Hitchcock ennemis jurés de la vraisemblance.

Dans ce cinquième entretien entre François Truffaut et Alfred Hitchcock, le réalisateur britannique évoque son célèbre film de poursuite, Les Trente-neuf marches (1935).

Grâce au succès de L'Homme qui en savait trop, dans sa version de 1934, Alfred Hitchcock redevient un cinéaste de premier plan en Grande Bretagne. En 1935 il réalise un chef-d'œuvre qui annonce sa carrière américaine. Alfred Hitchcock et François Truffaut s’en prennent dans cet échange à la vraisemblance, ennemie jurée de l’imagination. Le succès de L’Homme qui en savait trop donne à Hitchcock le loisir de choisir un scénario qu’il avait lu longtemps auparavant. Il s'agit des Trente neuf marches (1935) tiré du roman de John Buchan dont l’understatement  (la litote) toute britannique est la spécialité. Ce roman avait d'ailleurs été choisi par Orson Welles pour ses fiction radiophoniques interprétées par la troupe de Mercury Theatre.

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Tant que ce n 'est pas ennuyeux, toute liberté est permise.

Truffaut remarque qu’à partir des 39 Marches Hitchcock malmène et sacrifie la vraisemblance au profit de l’unité d’émotion. En effet, Hitchcock reconnait se préoccuper beaucoup des détails à partir de cette période et "remplir la tapisserie". Ce cinéma, qui est agréable pour le public et le réalisateur, irrite les critiques qui tiennent à la vraisemblance. "La vraisemblance pour la vraisemblance est une perte de temps . Si c’est le seul critère, on finit par faire un documentaire ou de la peinture réaliste, une photographie colorée...

Hitchcock explique : "Il y a une très grande différence entre la création d’un film et d’un documentaire. Dans un documentaire Dieu a créé le matériau de base. Pour un film, le réalisateur démiurge doit créer la vie. Impressions, expressions, points de vue. Tant que ce n est pas monotone, toute liberté est permise."

Truffaut renchérit en affirmant que les critiques par essence n'ont pas d’imagination. Hitchcock rapporte l'anecdote d'un critique du journal le New Yorker qui avait écrit que son film La Mort aux trousses (North by Northwest), était un parodie d’Hitchcock par lui-même. Que c’était une comédie involontaire !

  • Production : Serge Toubiana et Nicolas Saada
  • Entretiens avec Alfred Hitchcock par François Truffaut 05/25 -Traduction : Helen Scott
  • Enregistrement 13 au 20 août1962 - 1ère diffusion 08/10/1999
  • Rédaction web : Anne de Biran et Sandrine England, Documentation sonore de Radio France
Références

L'équipe

Antoine Dhulster
Production déléguée
Hassane M'Béchour
Collaboration
Virginie Mourthé
Réalisation
Anne de Biran
Collaboration
Dans l'atelier de restauration de l'Ina, antenne Radio France
Dans l'atelier de restauration de l'Ina, antenne Radio France
Albane Penaranda
Production déléguée
Mathias Le Gargasson
Production déléguée