Félix Leclerc lors d'un concert dans les années 1970
Félix Leclerc lors d'un concert dans les années 1970 ©AFP - Gilbert UZAN/Gamma-Rapho
Félix Leclerc lors d'un concert dans les années 1970 ©AFP - Gilbert UZAN/Gamma-Rapho
Félix Leclerc lors d'un concert dans les années 1970 ©AFP - Gilbert UZAN/Gamma-Rapho
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Infatigable artisan de notes et de mots, Félix Leclerc avait autant de souvenirs que les troubadours qui ont marché trop longtemps sur les routes. Quelques mois avant sa mort, le poète, romancier et chanteur québécois en livrait quelques uns à François-Régis Barbry.

En 1988, quelques mois avant la mort de l'auteur, compositeur et interprète québécois, François-Régis Barbry s'était rendu à Saint-Pierre sur l'Île d'Orléans du fleuve Saint-Laurent, au cœur du Québec à la rencontre de Félix Leclerc (1914-1988).

C'est là que vivait le poète, conteur, romancier, dramaturge, musicien et chanteur, qui fut de la fin des années 1940 à sa mort en 1988 un infatigable artisan de notes et de mots. Ecoutons sa voix profonde, tout comme le regard qu’il nous offre sur le monde, dans les mille facettes de son œuvre. Faire en sa compagnie le tour de l'Ile d'Orléans est aussi voyager dans le cœur d’un homme solide et vrai, simple, sincère, celui d’un poète qui écoute, celui d’un homme qui chante.

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Au micro de François-Régis Barbry, Félix Leclerc se livre sur son enfance, son arrivée sur l’ïle d’Orléans, sur ses débuts grâce à Elias Canetti. Et sur l’importance de la nature parmi ses sources d’inspiration comme en témoignent quelques uns des titres de ses chansons les plus populaires : L’hymne au printemps, Notre sentier, Sur le bouleau.

Les quatre saisons j’y suis dedans comme une bête.  
Félix Leclerc

Le poète, dont la mère lui avait enseigné quand il avait douze ans qu'"il faut toujours penser au bonheur", comme il l'évoque dans son premier roman Pieds nus dans l'aube, affirme avoir gardé un lien très fort à son enfance :

Il y a des mots que l’on n’ose plus prononcer aujourd’hui mais je pense comme le disait Michel Ange que les cordes du génie sont l’enthousiasme et la naïveté. Celui qui a compris cela n’est pas arrêté par les câbles de l’envie, du savoir, du piège, il vole, sans trop savoir et il fait ce qu’il a à faire.
Félix Leclerc

  • Hommage à Félix Leclerc, par François-Régis Barbry (1ère diffusion : 10/08/1988)
  • Indexation web : Sandrine England, Véronique Vecten, Sylvain Alzial, Etienne Rouch, Documentation Sonore de Radio France
  • Archive Ina-Radio France

L'équipe

Philippe Garbit
Philippe Garbit
Philippe Garbit
Production
Hassane M'Béchour
Collaboration
Dans l'atelier de restauration de l'Ina, antenne Radio France
Dans l'atelier de restauration de l'Ina, antenne Radio France
Albane Penaranda
Production déléguée
Virginie Mourthé
Réalisation
Mathilde Wagman
Production déléguée