Franz Kafka (1883-1924) écrivain tchèque, sur cette photo en 1898.
Franz Kafka (1883-1924) écrivain tchèque, sur cette photo en 1898.
Franz Kafka (1883-1924) écrivain tchèque, sur cette photo en 1898. ©Getty - Apic/Getty Images
Franz Kafka (1883-1924) écrivain tchèque, sur cette photo en 1898. ©Getty - Apic/Getty Images
Franz Kafka (1883-1924) écrivain tchèque, sur cette photo en 1898. ©Getty - Apic/Getty Images
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Résumé

Eduard Goldstücker, Ivo Fleischmann, Marthe Robert et Joel Askenazi ont, chacun à leur façon, fait rayonner l’œuvre de Franz Kafka. "Une vie, une œuvre", en 1987, fait entendre ces quatre voix qui retracent la courte vie du plus célèbre des auteurs pragois.

avec :

Marthe Robert (critique littéraire française (25 mars 1914 - 12 avril 1996)).

En savoir plus

Franz Kafka ne pouvait pas venir d’autre part que de la ville qui était le sens des contradictions nationales très aiguës entre Tchèques et Allemands, et les Juifs au milieu. (Eduard Goldstücker).

L’écrivain est élevé dans la langue allemande, celle des élites et de sa mère. Marthe Robert parle du rapport de Kafka à cette langue qu'il considère avoir volée, ce qui expliquerait son usage "d'un allemand de chancellerie". 

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La traductrice explique aussi : 

Une grande partie des figures de Kafka sont des transpositions de son propre père…. Le conflit, on le trouve merveilleusement exposé dans la célèbre 'Lettre au père' que Kafka a écrit à l’âge de 36 ans... Le contraste entre ces deux êtres est d’abord physique et puis moral. 

Franz Kafka "se dit constamment terrorisé par ce père et surtout, envahi depuis toujours par un effroyable sentiment de culpabilité". Pour Joël Askenazi, Kafka reproche aussi à son père son incapacité à"lui transmettre un judaïsme vivant".

Pour Marthe Robert : 

La littérature, c’est vraiment son destin, sa fatalité. Il ne peut pas y échapper. Il a remplacé la foi par la littérature. La littérature est devenue sa raison de vivre. 

Tous soulignent les tensions psychologiques et spirituelles qui envahissent l’écrivain. Selon Ivo Fleischmann :  

Kafka sentait pendant sa vie qu’il n’appartenait à rien pleinement. Il était un étranger partout. Dans sa famille, parmi les autres hommes, Allemand parmi les Tchèques, Juif parmi les Allemands … Quelqu’un qui sentait qu’il n’était pas capable d’appartenir à une communauté humaine quelconque.

  • Par Marie-Christine Navarro 
  • Réalisation : Claude Giovannetti
  • Une vie, une oeuvre - Franz Kafka (1883-1924), l’assaut immobile (1ère diffusion : 19/03/1987)
  • Indexation web : Odile Joëssel, Documentation Sonore de Radio France
  • Archive Ina-Radio-France
Références

L'équipe

Philippe Garbit
Philippe Garbit
Philippe Garbit
Production
Hassane M'Béchour
Collaboration
Dans l'atelier de restauration de l'Ina, antenne Radio France
Dans l'atelier de restauration de l'Ina, antenne Radio France
Albane Penaranda
Production déléguée
Virginie Mourthé
Réalisation
Mathilde Wagman
Production déléguée