Jean-Pierre Vincent - © cojot-goldberg
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Résumé

Premier entretien avec l'homme de théâtre Jean-Pierre Vincent. Pour ce premier temps de sa "Nuit rêvée" il choisit de faire entendre un peintre, un historien et un philosophe. Entretien 1/3 par Albane Penaranda.

avec :

Jean-Pierre Vincent (metteur en scène et comédien).

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"Ma vie c’est les textes, les acteurs, les planches" dit-il. Du Théâtre de l'Espérance avec Jean Jourdheuil, à Studio Libre avec Bernard Chartreux, en passant par les scènes des Centres dramatiques nationaux, la direction du TNS, celle de la Comédie-Française et celle du Théâtre des Amandiers, avec le metteur en scène Jean-Pierre Vincent, c'est un demi-siècle de théâtre qu'accueillent Les Nuits de France Culture. Jusqu'au George Dandin__, monté au Préau, Centre Dramatique de Normandie, c'est une histoire ininterrompue depuis le groupe théâtral du lycée Louis-le-Grand où il faisait ses premières armes aux côtés de Patrice Chéreau à la fin des années cinquante.

Tout au long de sa "Nuit rêvée", nous évoquons certaines étapes du parcours de Jean-Pierre Vincent qui dit lui-même être "sans doute celui qui a réussi le mieux à conjuguer l’exercice des responsabilités directoriales et l’indépendance de la création". Peintre, historien, philosophes, scientifique ou juriste qu'ont-ils avec lui en commun ceux qu'il a souhaité entendre dans sa Nuit rêvée ? Peut-être d'avoir eu, chacun à leur manière et chacun dans leur temps, le souci de nous rendre le monde moins obscur et plus vivable. N'est-ce pas là après tout, dans ce même souci, que peut les rejoindre un homme de théâtre, un metteur en scène, comme Jean-Pierre Vincent ?

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Sur sa manière d'envisager le théâtre et la vie :

Le rire est nécessaire à mon théâtre et à moi, profondément. Depuis mon enfance, j'ai toujours été moqueur, satirique parfois méchant. J'ai vite appris, quand je me suis dirigé vers la vocation théâtrale, j'ai vite découvert l'importance du sérieux [...] je suis une alternance continuelle de rire, de gags, de blagues et d'exigence philosophique et politique, c'est la même chose, c'est l'être vivant.

Il choisit dans ce premier entretien d'écouter un extrait de Dom Juan ou le Festin de pierre de Molière dans une mise en scène de Jean Vilar, enregistrée en public, à Chaillot, dans le cadre de l'émission "Le Théâtre et l'Université" en 1956 :

C'est un moment miraculeux dans ma vie, je n'étais pas destiné au théâtre ou à la vie intellectuelle, [...] mais un jour j'étais resté dans ma chambre à écouter la radio et j'ai écouté intégralement le Dom Juan de Vilar, cela a été une révélation de ce qu'était le "grand art", la grande intelligence de l'humain, ce mélange de comique et de tragique, notamment dans le discours de Sganarelle.

34 min
8 min
  • Production : Albane Penaranda
  • Réalisation : Virginie Mourthé
  • Avec la collaboration de Hassane M'Béchour
  • Indexation web : Sandrine England, documentation sonore de Radio France
Références

L'équipe

Dans l'atelier de restauration de l'Ina, antenne Radio France
Dans l'atelier de restauration de l'Ina, antenne Radio France
Albane Penaranda
Production
Hassane M'Béchour
Collaboration
Virginie Mourthé
Réalisation