L'écrivain Julien Gracq, de son vrai nom Louis Poirier, le 3 décembre 1951 à Paris après avoir reçu le prix Goncourt pour son roman "Le rivage des Syrtes". ©AFP - Afp
L'écrivain Julien Gracq, de son vrai nom Louis Poirier, le 3 décembre 1951 à Paris après avoir reçu le prix Goncourt pour son roman "Le rivage des Syrtes". ©AFP - Afp
L'écrivain Julien Gracq, de son vrai nom Louis Poirier, le 3 décembre 1951 à Paris après avoir reçu le prix Goncourt pour son roman "Le rivage des Syrtes". ©AFP - Afp
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Résumé

Jean Daive proposait cinq entretiens avec Julien Gracq en 1977, alors qu'il venait de publier "Les Eaux étroites". Dans le premier volet il parlait de littérature et d'une de ses passions, le jeu d'échecs. (1ère diffusion : 28/03/1977)

avec :

Julien Gracq.

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Pourquoi le sentiment s’est-il ancré en moi de bonne heure que, si le voyage seul – le voyage sans idée de retour – ouvre pour nous les portes et peut changer vraiment notre vie, un sortilège plus caché, qui s’apparente au maniement de la baguette du sourcier, se lie à la promenade entre toutes préférée, à l’excursion sans aventure et sans imprévu qui nous ramène en quelques heures à notre point d’attache, à la clôture de la maison familière ? 

C’est par ces mots que s’ouvre Les Eaux étroites, texte de Julien Gracq paru en 1976. Cette "promenade entre toutes préférée", cette "excursion sans aventure" se déroule le long de l’Evre, un petit affluant méconnu de la Loire, situé au cœur de la Vendée angevine de son enfance. Le 28 mars 1977, Jean Daive interrogeait l’écrivain sur les ressorts, la construction et les sources intimes de ce récit qui fait se rencontrer littérature et géographie.  L’écrivain évoquait également dans cet entretien sa passion pour le jeu d'échecs : 

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En réalité le jeu d'échecs penche plutôt, quand il s'agit des très grands joueurs, du côté de l'art que du côté de la science. Il y a un fait très curieux : le style personnel apparaît à un très haut niveau, c'est à dire seulement chez les très grands joueurs, c'est à dire là où il devrait disparaître puisque le grand joueur doit approcher de la perfection, c'est à dire de l'anonymat en somme.

  • Par Jean Daive 
  • Entretiens avec Julien Gracq : Partie 1/5 
  • 1ère diffusion : 28/03/1977
  • Indexation web : Sandrine England, Documentation Sonore de Radio France
  • Archive Ina-Radio France
Références

L'équipe

Philippe Garbit
Philippe Garbit
Philippe Garbit
Production
Hassane M'Béchour
Collaboration
Dans l'atelier de restauration de l'Ina, antenne Radio France
Dans l'atelier de restauration de l'Ina, antenne Radio France
Albane Penaranda
Production déléguée
Virginie Mourthé
Réalisation
Mathilde Wagman
Production déléguée