Portrait de Niki de Saint Phalle à Paris, en mai 1989.
Portrait de Niki de Saint Phalle à Paris, en mai 1989.
Portrait de Niki de Saint Phalle à Paris, en mai 1989. ©Getty - Michel BARET/Gamma-Rapho
Portrait de Niki de Saint Phalle à Paris, en mai 1989. ©Getty - Michel BARET/Gamma-Rapho
Portrait de Niki de Saint Phalle à Paris, en mai 1989. ©Getty - Michel BARET/Gamma-Rapho
Publicité
Résumé

En 1991, Jean Daive rencontrait la plasticienne Niki de Saint Phalle pour une série d’entretiens enregistrés chez elle dans l’Essonne, à l’Auberge du Cheval Blanc. Dans ce premier volet, elle aborde des sujets essentiels de sa vie et de sa création : sa maladie et ses premières séries de tirs.

avec :

Niki de Saint Phalle (artiste franco-américaine (1930-2002)).

En savoir plus

Dans ce premier entretien d’une série d’”A voix nue” consacrée à l’artiste Niki de Saint Phalle, Jean Daive présente cette plasticienne hors du commun tout à la fois comme une “bonne fée”, une “magicienne” mais qui aurait gardé en elle des traits de caractère de “sorcière”. Ce premier épisode commence très étrangement par les rires de Niki de Saint Phalle qui se sait malade des poumons.

La thérapie par le rire

Saint Phalle explique qu’elle a abandonné les antibiotiques pour soigner son emphysème grâce à la thérapie par le rire. Rire, dit-elle, “ça clarifie les bronches, les poumons, c’est merveilleux pour le système cardio vasculaire”. C’est aussi très bon pour le moral, c’est “énergisant”. Ses problèmes respiratoires sont la conséquence de l’utilisation pour ses sculptures de matériaux dangereux pour la santé. Maintenant, elle sait qu’elle doit se protéger, mais dans les années 60 il y avait beaucoup de “bricolage” et les inventions se faisaient “sur le vif” sans trop penser à la sécurité.

Publicité

Sa première performance du tir

Elle raconte dans le bouillonnement créatif du début des années 60 comment elle en est venue à créer son premier “tableau cible” qui invitait les spectateurs à lancer des fléchettes sur une chemise d’homme. Puis est venue sa première création autour du tir : “Quand j’ai commencé à faire ces tirs, c’était l’idée d’utiliser la violence, d’imaginer un plâtre tout blanc qui saignerait, une sculpture en larmes. C’était ça mon idée mais je ne pensais pas Nouveau réalisme.” Elle explique alors ce que fut le cérémonial du tir pour elle.

La mise à mort du tableau

Elle passe brièvement sur son enfance et sa formation autodidacte, elle qui ne pensait pas être artiste, elle avait d’abord eu envie de faire de la mise en scène. Mais à 22 ans elle fait une dépression très forte, subit des électrochocs et s’en sort grâce à la peinture. C’est cette violence qui resurgit des années plus tard dans ses tableaux, pense-t-elle. Elle compare ses performances de tirs à une “mise à mort” du tableau blanc. Elle y voit un mélange de violence et de beauté. Très inspirée par la suite par les créations de Gaudi, elle sait que tel est ce qu’elle doit faire, des œuvres pour l’extérieur : “J’ai toujours senti très fort le sentiment de mon destin.

1h 58
  • Par Jean Daive
  • Réalisation Clotilde Pivin
  • A voix nue - Niki de Saint Phalle 1/5 : L'expérience du rire (1ère diffusion : 27/05/2002)
Références

L'équipe

Dans l'atelier de restauration de l'Ina, antenne Radio France
Dans l'atelier de restauration de l'Ina, antenne Radio France
Albane Penaranda
Production
Antoine Dhulster
Production déléguée
Hassane M'Béchour
Collaboration
Virginie Mourthé
Réalisation
Anne de Biran
Collaboration
Mathias Le Gargasson
Production déléguée